Maxime Van Houtte/TC Media Les résidents du Club Marin évaluent leurs options de mobilisation pour s'opposer au projet de plage derrière l'auditorium de Verdun

Les résidents du Club Marin 1 de L’Île-des-Sœurs sont choqués de la décision d’aménager la future plage publique derrière l’Auditorium de Verdun. De nombreux résidents de la tour à condos se sont présentés au conseil d’arrondissement du 6 octobre pour manifester leur mécontentement.

Les insulaires n’ont pas apprécié la façon dont ils ont appris la nouvelle.

Nous n’avons pas été consultés. J’ai été estomaqué lorsque je l’ai appris dans les journaux. L’avoir su, nous aurions fait une grosse mobilisation», a lancé l’un des copropriétaires, Claude Desbiens.

Le maire de l’arrondissement, Jean-François Parenteau, nie ces allégations, affirmant que son administration a bien fait le travail de consultation.

«Il y a eu de la couverture médiatique et nous nous sommes déplacés pour sonder les résidents. Je me suis moi-même promené tout l’été pour écouter leurs craintes. Les habitants du Club Marin ont eu la chance de faire valoir leur point comme tout le monde et ne l’ont pas fait», a-t-il déclaré.

Qualité de vie
Les résidents de la tour à condos ont peur que la plage vienne déranger leur quiétude et nuise à la revente de leur propriété.

«Lorsqu’il se fait un petit concert de l’autre côté, on l’entend. Imaginez maintenant lorsqu’il y aura 500 personnes sur la rive! C’est une perte de qualité de vie, une perte de valeur pour nos appartements», a poursuivi M. Desbiens avec colère.

Le maire Parenteau croit cependant que les craintes des insulaires sont sans fondement.

«On ne construit pas un «Beach club», mais un espace public qui sera fermé à partir de 19h. Advenant le cas où il y aurait une nuisance sonore fondée, nous prendrons des actions pour y remédier», a-t-il répondu.

Le maire a également ajouté qu’au contraire, l’amélioration de la vue grâce à la plage ne peut être que bénéfique pour la valeur des propriétés.

Évaluation
Évaluateur agréé chez Devimo, Sylvain Savignac partage l’avis du maire Parenteau.

«D’un point de vue immobilier, je le vois comme un avantage. Ce sera un espace administré par la ville et qui devrait donc être civilisé», a-t-il analysé lorsque joint par TC Media.

Il reconnait que les bruits pourraient peut-être faire peur à certains acheteurs, mais ce ne devrait pas être suffisant pour affecter négativement la valeur de revente.

«C’est un projet qui est en discussion depuis assez longtemps, les courtiers ont donc eu le temps d’avertir les potentiels acheteurs que c’était une possibilité puisque l’anticipation joue un rôle dans l’évaluation.»

Malgré ces propos rassurants, M. Desbiens maintient sa ligne de pensée. Si la valeur des appartements ne chutera pas, l’impact sur la qualité de vie des résidents demeure problématique à ses yeux.

«Je suis venu habiter ici pour la tranquillité. Lorsqu’il y aura 500 personnes sur la plage, demanderont-ils aux gens de s’amuser en silence? Je ne pense pas», reprend-il.

Les travaux pour l’aménagement de la plage urbaine devraient débuter au cours de l’été 2016 pour être exécutés l’été suivant, à l’occasion du 375e anniversaire de la ville de Montréal.

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