Maxime Van Houtte/TC Media Lise Baucher-Morency veut trouver un moyen de poursuivre son programme parascolaire

Les coupures en éducation entraînent la fermeture de plusieurs programmes parascolaires, considérés comme non-essentiels. Pourtant, ils aidaient grandement certains élèves, moins stimulés par l’apprentissage classique, à trouver leur passion. C’est le cas des ateliers d’écriture de l’insulaire Lise Baucher-Morency, qui visait la prévention du décrochage scolaire dans les écoles primaires.

L’auteur jeunesse derrière Kimo, le dernier Shaman, faute de financement gouvernemental, se tourne maintenant vers le privé pour assurer la survie des ateliers offerts à travers la province depuis 2008.

«C’est le même principe que le garage à musique du Dr. Julien, où les enfants peuvent jouer des instruments tout en apprenant. Cela donne une créativité aux jeunes potentiellement décrocheurs», nous dit Mme Baucher-Morency.

Dans ses ateliers, elle enseignait les rudiments de l’écriture d’histoire à travers des légendes diverses. À la fin, les élèves devaient s’inspirer d’une image pour composer leur propre récit.

«Cela fait différent que de voir le français dans un angle théorique. Ils peuvent se découvrir une passion qu’ils n’auraient pas soupçonnés», croit-elle.

Cette activité ludique et créative ne s’adresse pas uniquement aux potentiels décrocheurs. Tous les élèves peuvent en bénéficier.

«Grâce à ces leçons, ils auront un outil pour la vie. Apprenez à écrire et respectez votre langue, c’est ce que je veux leur enseigner. Lorsqu’ils seront plus vieux, s’ils envoient des curriculums remplis de fautes, ils ne seront jamais pris au sérieux», soutient Mme Baucher-Morency.

Financement
L’auteur craint les répercussions des coupures. Sans ce genre d’activités, elle pense que bien des jeunes ne développeront pas un nouvel engouement pour l’apprentissage, abandonneront leurs rêves ou n’en trouveront tout simplement jamais. C’est pourquoi Lise Baucher-Morency cherche d’autres sources de financement.

En plus d’être auteure, l’insulaire est éditrice spécialisée dans le numérique. Elle aimerait publier les contes et histoires de ses élèves qui sont âgées entre 7 et 13 ans.

«Je publie directement sur les plateformes Apple et Amazon. Les histoires des enfants seraient donc disponibles immédiatement dans 54 pays. J’ai la certitude que cela serait une grande fierté pour eux, en plus de leur permettre de se fixer des objectifs et des rêves», affirme-t-elle.

Pour ce faire, Mme Baucher-Morency a lancé sa fondation, Action citoyenne de L’Île-des-Sœurs, avec deux collègues. L’apport d’un commanditaire permettrait de faire des ateliers un véritable projet structuré qui pourrait en plus donner des résultats concrets.

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