TC Media - Vicky Michaud Selon la conseillère d'arrondissement Maja Vodanovic, un PPU permettrait à Lachine de réserver, d'acquérir été d'organiser de manière cohérente le développement de Lachine-Est.

Une fissure s’est créée dans l’Équipe Dauphin. Lors du dernier conseil du 7 octobre, Maja Vodanovic, inquiète de voir qu’aucun programme de plan d’urbanisme (PPU) n’est prévu pour le développement des terrains industriels de Lachine-Est, a mis le maire Dauphin sur la sellette en exigeant que des démarches soient entreprises par l’administration.

« En 2004, le plan d’urbanisme de Montréal identifiait le besoin de faire une planification détaillée pour ce secteur. Douze ans plus tard, ce travail important n’a toujours pas été fait. […] Ce zonage interdit toujours plusieurs usages que des consultations publiques récentes ont identifiés comme des besoins importants pour la population, comme des épiceries, écoles et installations communautaires et sportives », a mentionné Mme Vodanovic lors de la période de questions des élus.

Les bases d’un PPU auraient été élaborées en 2014, mais le dossier aurait par la suite été tabletté selon elle. Il y a quelques semaines, l’arrondissement a octroyé un mandat de 100000$, pour la première année, à la Corporation de développement économique communautaire (CDEC) LaSalle-Lachine pour la création d’un plan directeur.

« On veut bien faire les choses, on veut que tout le monde soit impliqué, soutient le maire, Claude Dauphin. Il n’y a pas d’urgence, ça va prendre des années avant que des projets soient déposés et encore plus de temps avant que la construction commence. »

D’ailleurs, de nombreux citoyens étaient présents le soir du conseil pour partager leurs inquiétudes dans le dossier. Les besoins pour du transport en commun, des commerces ainsi que des installations sportives et scolaires ont été mentionnés.

villanovaRéserves foncières
Développé à l’aide des organismes et intervenants de Lachine, ce document servirait à avoir une vision globale du développement de Lachine-Est, mais n’aurait aucune force légale pour contraindre les futurs investisseurs. Il ne permettrait pas non plus à la ville-centre d’identifier les terrains nécessaires pour effectuer des réserves foncières.

« Je ne suis pas urbaniste, à savoir si un PPU ou un plan directeur est la meilleure option, je ne pourrais vous le dire. Je suis entouré d’une équipe d’experts et je leur fais confiance », a renchéri le maire.

Mme Vodanovic pense plutôt que ce plan aurait permis d’obtenir des investissements publics nécessaires. « Alors qu’aucun n’est inclus au programme triennal d’immobilisation (PTI) de Montréal pour Lachine-Est, 149 M$ ont été prévus pour le quartier des gares, 93 M$ pour le Quartier Latin et 114 M$ pour Griffintown. »

De nombreux citoyens se sont présentés le soir du conseil pour partager aussi leurs inquiétudes face au développement de Lachine-Est, qui comprendra notamment le projet immobilier Villanova dont le principal actionnaire est Paolo Catania. Les besoins pour du transport en commun, des commerces ainsi que des installations sportives et scolaires ont été mentionnés.

Désaccord inhabituel
Les débats n’étaient pas chose courante lors des conseils d’arrondissement à Lachine, mais depuis que le conseiller Jean-François Cloutier a changé de camp, lui et Maja Vodanovic osent élever leurs voix pour s’opposer à certains règlements.

M. Dauphin semble voir la chose d’un bon œil. « Qu’il y ait des élus qui s’expriment et soient en désaccord, je suis correct avec ça. Les élus sont indépendants et ont droit à leur opinion et je l’apprécie. »

Derrière les portes closes, la situation semble bien différente. Mme Vodanovic a exigé depuis déjà plusieurs semaines les documents concernant l’organisme Pôle des Rapides parce que l’administration souhaite élargir son champ d’activités. Or, elle n’a reçu le dossier que durant le caucus, quelques heures avant la séance publique, ce qui ne lui laisse pas suffisamment de temps pour se préparer et bien comprendre les enjeux.

Lorsqu’elle a démontré son désaccord avec ce procédé, les administrateurs de la ville ainsi que le directeur technique ont choisi de quitter la pièce, ne désirant pas discuter. Devant cette absence de coopération, elle n’a eu d’autre choix que de se retirer du caucus.

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