Les pluies abondantes du week-end ont perturbé la 3e édition du festival international de kayak Montréal Eau Vive dans les rapides de Lachine samedi. Malgré tout, les compétiteurs ont vanté les mérites du lieu et de l’organisation.
Parmi les 31 professionnels, les honneurs sont revenus à Bren Orton chez les hommes et Claire O’Hara chez les femmes, tous deux originaires d’Angleterre. Par la même occasion, ils sont qualifiés pour le Grand prix d’eau vive 2016, une étape des championnats du monde.
Plusieurs des participants provenant des quatre coins de la planète ont multiplié les éloges envers l’ampleur des rapides et du fleuve St-Laurent. Il s’agit selon eux d’un site unique au monde avec des rapides ayant des vagues assez grosses pour des compétitions internationales, tout en étant près du centre-ville.
«On pourrait entrer toutes les rivières de mon pays dans le fleuve et il resterait encore de la place», a lancé la Néo-Zélandaise, Kimberly Jayne Dodd.
Pour sa part, le résident d’Oakville en banlieue de Toronto, Max Mastalerz, s’est dit emballé par sa première compétition montréalaise.
Les professionnels étaient jugés pour les figures acrobatiques qu’ils enchaînaient en surfant sur Mavericks, une vague de plus de deux mètres accessible seulement en motomarine.
«Ils sont en groupe de huit et chacun a la vague pendant environ 90 minutes», explique Philippe Lavallée, un des organisateurs de l’événement.
«Les notes sont distribuées en vertu du coefficient de difficultés des figures, incluant l’amplitude, l’exécution et autres critères», précise Corran Addison, un pionnier des expéditions dans les rapides au milieu des années 90.
Outre les deux champions britanniques, on retrouvait parmi les compétiteurs une Néo-Zélandaise, cinq Américains, 11 Ontariens, 10 Montréalais, un résident de Québec et un autre de Chicoutimi.
Le champion du monde, Mathieu Dumoulin, n’a pu participer puisqu’il travaillait samedi, ainsi que Dane Jackson, blessé.

La pluie a raison des spectateurs
Les caprices de Dame Nature ont chassé les spectateurs. Le chapiteau aménagé près des locaux de Kayak sans frontières était presque désert samedi après-midi.
«On ne peut rien y faire. La pluie dérange pour les spectateurs, mais pour la participation, ça n’a pas d’importance puisque c’est un sport d’eau. Nous avons tout de même eux 60% des pros que nous attendions», a dit M. Lavallée.
Des cliniques d’initiation au rodéo dans la vague à Guy ont attiré une vingtaine de personnes alors qu’il y a eu une trentaine d’adeptes pour les descentes sur tubes.
«Pour les cliniques gratuites d’initiation au kayak, nous sommes surpris, car les 40 inscrits sont venus», ajoute M. Lavallée.
Plus d’une quarantaine de bénévoles ont contribué au succès de l’événement. Le public pouvait voir en direct les épreuves se déroulant au milieu des rapides qui rediffusées sous le grand chapiteau.

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