Souvent situées dans des lieux poussiéreux, peu invitants et même glauques, les archives des institutions sont rarement visitées par le commun des mortels. Pour la journée internationale des archives, qui a lieu le 9 juin, Louise Poupard, archiviste à l’arrondissement a accepté d’ouvrir les portes des précieuses voûtes de LaSalle afin de nous présenter certains témoins du passé.

 

John Fleming et son terrain

De vieux livres à la couverture bourgogne ornent le bureau de Mme Poupard. Lorsqu’elle en tourne les pages, on découvre les comptes à payer de la municipalité. Au mois de janvier de l’an 1900, la veuve de John Fleming, propriétaire du moulin à vent du même nom, payait 0,80 $ pour les taxes de son terrain d’une valeur de 1000 $, maintenant considéré comme site archéologique. Ce montant équivaudrait, selon les données de la Banque du Canada, à un peu moins de 17 $ aujourd’hui.

 

 

Fondation de LaSalle

Accroché au babillard, juste au-dessus de son écran d’ordinateur, Mme Poupard, garde précieusement une copie du procès-verbal, datant du 27 mars 1912, de la fondation de la Ville de LaSalle par la municipalité de la paroisse des Saints-Anges de Lachine. Un autre livre, sur le coin du bureau, renferme aussi les règlements de la nouvelle ville en version anglophone et soigneusement écrits à la main.

 

 

105 ans: Des taxes qui datent

Le plus vieux document des archives de l’arrondissement date de 1812. C’est un livre de rôle de perception de la taxe foncière où sont inscrits les montants d’argent que les citoyens payaient à la municipalité pour leur propriété.

 

 

Espace limité dans plusieurs voûtes
Dans la plus grande voûte des archives, 1428 espaces, pouvant contenir une boîte de documents, sont disponibles. L’important nombre de papiers accumulés représente un énorme travail de classification. Comme le souligne Nathalie Hadida, gestionnaire de Mme Poupard, «avoir tous ces papiers, c’est une chose: les trouver, s’en est une autre», tandis qu’elle lève les yeux vers les vieux livres bien rangés dans les étagères.

 

 


Garder et numériser
L’archiviste travaille selon un calendrier bien précis. Elle doit conserver ou détruire, selon les délais prescrits par la Ville de Montréal. Elle a d’ailleurs dû numériser, pendant près d’un an et demi, chaque contrat émis par l’arrondissement qui n’avait pas été informatisé. Bien que tout se trouve maintenant sur ordinateur, seuls les documents papiers ont une valeur légale. Ainsi, l’arrondissement doit tout de même garder et archiver les copies papiers. La numérisation ne fait que faciliter l’accès aux gens qui doivent les consulter.

 

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