Pendant deux mois, Joanne Bonnici et Octavian Cissamasu ont traversé le Canada accompagnés de leur deux enfants, Madalina et Matei. Leur périple de 1500 km a débuté à Vancouver pour se terminer à leur maison de LaSalle.

C’est le petit Matei, grand amateur de vélo, qui a entraîné ses parents à utiliser ce moyen de transport un peu plus tous les jours. Quand la famille se déplaçait, il proposait de faire le trajet sur deux roues, et chaque fois, la distance parcourue augmentait.

«Maman a suggéré à la blague de traverser le Canada», racontent les enfants de 7 et 9 ans encore amusés par l’anecdote.

En prononçant les mots, Mme Bonnici n’a pas réalisé que moins d’un an plus tard, ils commenceraient leur randonnée. C’est en préparant leur aventure qu’elle a réalisé l’ampleur de cette aventure.

«Jusqu’à ce qu’on arrive à Vancouver en avion, on se demandait vraiment ce qu’on était en train de faire», souligne-t-elle.

Il aura seulement fallu convaincre son conjoint, qui avait peur de rencontrer des ours en chemin. Il tenait à ce que l’organisation du voyage soit sécuritaire.

Accueil chaleureux
Après seulement quelques jours à pédaler à travers les Rocheuses, toute la famille a commencé à sentir les bienfaits de passer son temps en plein air. Les nuits de sommeil étaient plus satisfaisantes et la cohésion familiale, meilleure que jamais. Les deux enfants confient tout de même que ce voyage a été exigent physiquement peur eux.

La famille Cissamasu parcourait entre 30 et 40 km chaque jour. Ils dormaient parfois dans des campings, parfois chez des membres de Warmshower. Ce site offre aux cyclistes des gîtes où ils peuvent avoir un lit, et même des repas ou la possibilité de laver son linge.

«Ils étaient tous tellement accueillants», s’exclame Madalina, énumérant avec son frère la liste de leurs hôtes avec son petit frère, prenant soin de préciser les plats qu’ils leur avaient cuisinés.

Comme l’aventure a concordé avec le 150e du Canada, bien qu’elle n’a pas été planifiée ainsi, ils ont pu profiter des festivités organisées pour l’occasion. Octavian Cissamasu est heureux d’avoir permis à ses enfants de connaître leur pays.

«Voyager à vélo donne une autre perspective. Les gens t’arrêtent dans la rue pour te parler et comprendre ce que tu fais. Ils t’offrent même leur aide, sans raison», explique-t-il, encore ému par toute cette générosité. Le couple a été charmé par le rythme plus ralenti du vélo, qui permet de prendre le temps de contempler de nouveaux horizons.

Rerdonner au suivant
À peine revenus de leur périple, les Cissamasu ont déjà accueilli à la fin de l’été une des familles qui les avaient hébergées dans l’ouest du pays et un jeune cycliste Belge de 24 ans qui fait le tour du monde depuis un an. L’Amérique du Nord est sa dernière destination avant de retourner chez lui, dans environ un mois.

Rassemblée autour de la table avec leur invité, ils sont encore impressionnés des kilomètres qu’ils ont parcourus, mais encore plus des découvertes et des rencontres de tous ceux qu’ils ont croisés sur leur trajet.

Malgré ce que M. Cissamasu redoutait, ils ont vu plusieurs ours, même un grizzli. Heureusement, il savait comment réagir. Malgré ces face-à-face inattendus, il confirme qu’il entreprendrait une nouvelle aventure, sans hésiter.

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