Depuis des mois, les élèves de l’école primaire du Grand Héron préparent un projet qui mêle la technologie à l’entrepreneuriat, l’environnement, les mathématiques et même le français en vue d’une compétition de robotique la semaine prochaine.

«Le but de la compétition est que nos robots soient capables de réussir des missions pour accumuler le plus de points», explique Simon, concentré sur son objectif.

Le groupe de 14 élèves, qui se retrouvent chaque semaine sur le temps du dîner, est divisé en plusieurs équipes, chacune responsable d’un département. Alors que certains s’attèlent à essayer les machines sur la plateforme qu’ils ont construite, d’autres se tiennent prêts à les démonter et les modifier.

Avec les enseignants qui pilotent le projet, Dominic Cantin et Isabelle Campeau, les programmeurs en herbe apprennent à coder leurs machines, en calculant les trajectoires qui doivent être empruntées et en respectant toutes les règles du jeu.

Bien plus que coder
À travers la préparation au défi, les jeunes n’apprennent pas seulement à coder, mais doivent aussi faire de la recherche sur une problématique choisie.

«On travaille sur l’accès à l’eau potable dans les réserves amérindiennes», indique l’une des élèves responsables de la recherche, Alicia.

Avec son équipe, elle présentera autour d’un kiosque les solutions trouvées pour pallier le manque et les obstacles identifiés, comme le gel des tuyaux.

«On indique aussi nos valeurs les plus importantes pour la compétition, qui sont le respect, le pardon et l’autonomie», explique un autre groupe d’élèves.

De leur côté, Sarah-Jeanne et Lisa s’occupent du volet promotionnel. «On a été cherché un commanditaire, le coiffeur en face du centre, qui a accepté de payer nos t-shirts si on mettait leur logo dessus», racontent-elles avec enthousiasme.

Pour que se distingue leur équipe, elles planchent sur les coûts qu’impliquerait une coloration des cheveux temporaire. «On apprend à gérer les budgets, à convaincre l’équipe qu’on n’a pas les moyens de répondre à toutes les demandes», ajoute Sarah-Jeanne.

Pour Dominic Cantin, ce projet est ainsi une opportunité d’apprendre, par le jeu, dans de nombreux domaines. «Ils acquièrent des notions dont ils auront besoin plus tard à l’université ou même dans leur métier. Ils ont une vraie longueur d’avance», estime-t-il.

La technologie devient un vecteur de connaissance et de stimulation pour ces jeunes en devenir, qui partent confiants vers la compétition.

Compétition
Chez les 6-10 ans, l’école du Grand Héron présente la seule équipe laSalloise, les Rafales.

Au secondaire, les Sonic Howl de la LaSalle Community Comprehensive High School prendront part à la compétition, de même que l’équipe Robotronix de l’école secondaire Cavelier-de-LaSalle.

Le festival de la robotique aura lieu du 1er au 3 mars au Complexe sportif Claude-Robillard situé au 1000, avenue Émile-Journault.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!