Gracieuseté Les affichettes du promoteur des «Highlands» sont tolérées à plusieurs endroits dans l’arrondissement.

Des enseignes temporaires promotionnelles pourront désormais être affichées dans des zones industrielles, communautaires et de services publics. Ce nouveau règlement de zonage inquiète des résidents quant à la pollution visuelle que cela pourrait engendré.

Lors de la dernière séance du conseil, le 5 mars, les élus ont décidé d’étendre le droit d’affichage, auparavant réservé aux zones commerciales pour répondre à une demande croissante des entreprises de manifester des réussites ou souligner des événements importants, comme une certification ISO, un anniversaire ou une vente promotionnelle.

Les enseignes pourront être installées à raison de cinq mois par année, espacés de 30 jours entre chaque permission accordée.

«Comment pourra-t-on distinguer les pancartes qui ont été approuvées par l’arrondissement de celles qui ne le sont pas», s’interroge le résident Yves Daoust.

La mairesse d’arrondissement, Manon Barbe, a indiqué que la patrouille environnementale continuera à effectuer un contrôle serré des permis octroyé.

Permis
Elle a également promis que les citoyens ne verraient pas de différence avec ces nouvelles règles, qui viseraient simplement à faciliter le processus de délivrance des permis d’affichage temporaires, auparavant octroyés par résolution.

«Ce n’est pas bien réfléchi, cela va engendrer des pertes d’argents pour la Ville et les journaux locaux si tout le monde se met à afficher sur son terrain», dit un second citoyen, Francisco Moreno.

La citoyenne Sonya Susnjar a déploré que les consultations publiques, comme celle du 26 février qui présentait le règlement, soient davantage des séances d’information. «On nous a laissé exprimer notre avis, mais le projet n’est pas susceptible d’approbation référendaire donc ce qu’on dit n’est pas pris en compte», indique-t-elle.

Mme Susnjar s’inquiète de ce processus de manière plus générale, en faisant référence à la loi 122 qui abolira notamment l’obligation de tenir des référendums municipaux dans certaines conditions.

Promoteurs favorisés
Mme Susnjar, M. Daoust et M. Moreno ont également remis en question la légalité de la présence d’enseignes de projets immobiliers dans l’espace public. «C’est interdit dans le règlement, alors pourquoi trouve-t-on des affiches de promoteurs sur le boulevard LaSalle», a demandé M. Daoust.

La pratique est acceptée pour faciliter le développement résidentiel assure la mairesse Barbe. L’arrondissement fait «preuve de tolérance» envers les enseignes directionnelles qui permettent aux visiteurs de trouver les développements domiciliaires ouverts au public.

Lors de la consultation publique, la conseillère Lise Zarac a justifié cette pratique par le fait que les promoteurs sont «des gens qui investissent dans l’arrondissement.»
«On doit comprendre qu’il y a deux classes de citoyens, alors que l’on paie des taxes, nous aussi», estime M. Daoust.

Il a demandé à repousser l’adoption du règlement, sans succès.

Normes actuelles

Nouveau règlement
Classes d’usage Commerciale Commerciale
Industrielle
Communautaire
Services publics
Localisation de l’enseigne Toit ou façade Sol, poteau, toit ou façade
Nombre 1 par commerce 1 par établissement
Superficie de l’enseigne 0,75m2 / mètre linéaire de commerce 7,5m2
Nombre d’affiche/année 2 5
Période d’affichage 4 semaines 30 jours
Délai entre les affichages 90 jours 30 jours
 

Tarifs

150$/enseigne

150$/enseigne mais avec possibilité d’afficher à plusieurs dates

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