René-Robert Cavelier de LaSalle a sillonné l’Amérique, de la vallée du Saint-Laurent jusqu’au golfe du Mexique en passant par les Grands Lacs et le Mississipi.

Pour souligner le 350e anniversaire de la venue de René-Robert Cavelier de La Salle en Amérique, l’historien Denis Gravel publiera une courte biographie de l’explorateur à la fin du mois de mars.

Membre de la société historique qui porte le nom de ce personnage, M. Gravel travaille depuis six mois sur l’ouvrage qui retrace les moments forts de sa vie.

«On devrait reconnaître davantage son mérite, malgré ses maladresses et les critiques de certains historiens qui ne sont pas très flatteuses, lance M. Gravel. Je veux réhabiliter ce personnage, qui demeure un grand explorateur.»

Selon lui, tout le monde peut aller chercher son morceau d’histoire à travers ce Français, qui est aussi Américain et Québécois. «Cavalier de LaSalle est dans la lignée de Frontenac, d’Iberville ou de Champlain, des gens très importants, forts, qu’on a tendance à oublier ici, au Québec», estime-t-il.

Le choix d’un livre court de 48 pages s’est rapidement imposé. «Il doit être un point de départ vers d’autres questionnements. Il suscite la réflexion et invitera les gens, je l’espère, à s’informer davantage sur Cavelier de LaSalle», dit-il.

Persévérant
Selon l’historien et plusieurs de ses sources, Cavelier de LaSalle n’était pas intéressé seulement par l’appât du gain, comme cela est suggéré dans certaines analyses.

«Quand il a reçu son titre de noblesse, il aurait pu faire du commerce de fourrure et accorder des terres à des colons pour percevoir ses redevances. Au lieu de ça, il a choisi de parcourir des milliers de kilomètres», ajoute M. Gravel.

Connu pour ses erreurs, il aurait aussi été victime de malchance et du manque d’hommes importants à ses côtés. «Une fois, il est parti avec quatre bateaux qui ont été enlevés par les Espagnols ou se sont échoués», raconte l’historien.

LaSalle a aussi connu une fin tragique puisqu’il a été assassiné à l’âge de 43 ans par ses propres hommes. «Malgré cela, et le manque d’intérêt initial du roi face à ses explorations, il a planté le drapeau de la France aussi loin qu’il le pouvait », explique M. Gravel.

Le voyageur est ainsi dépeint comme intrépide et persévérant. «Il a fondé Lachine et LaSalle, la Louisiane, découvert l’embouchure du Mississipi, établi des contacts pacifiques avec les peuples autochtones et consolidé l’emprise de la France en Amérique», conclut M. Gravel.

Cavelier de LaSalle a ainsi été l’un des précurseurs des relations de fraternité avec les Amérindiens, inspirant les explorateurs qui lui ont succédé.

Le lancement de «Cavalier de LaSalle, l’intrépide explorateur» aura lieu le 22 mars à 17h, à la mairie d’arrondissement (55, avenue Dupras). Les participants doivent confirmer leur présence au 514 364-9955.

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