Gracieuseté L’exposition du duo laSallois se poursuit jusqu’au 29 novembre, à l’espace Georges Laoun Opticien (1396, rue Sherbrooke Ouest).

La peintre Rochelle Mayer et le sculpteur André Ferron ont décidé pour la première fois de réunir leurs œuvres dans une exposition commune, nommée Un duo étonnant qui se complète. M. Ferron a profité du vernissage pour lancer son nouveau roman.

C’est un article paru dans le Messager LaSalle qui a décidé le couple à se lancer dans ce projet. «Cela a déclenché notre intérêt pour une exposition en duo, lance Rochelle Mayer. On a eu beaucoup de commentaires positifs après l’article, donc on s’est dit qu’on allait regarder les possibilités.»

Mme Mayer présente 35 œuvres à l’huile et estampes, tandis que M. Ferron montre une quinzaine de sculptures en bronze et en faïence. Ils ont choisi des pièces récentes et de petites tailles, appropriées à l’espace de la boutique Georges Laoun Opticien sur Sherbrooke, où ils avaient déjà exposé individuellement.

«C’est très intéressant de voir nos œuvres côte à côte, le lien entre les deux et l’inspiration mutuelle», lance Rochelle Mayer. Les peintures et sculptures sont agencées de manière à s’intégrer ensemble.

«J’ai été étonné de voir à quel point nos pièces se complètent, je ne l’avais pas tant réalisé avant et ça s’harmonise bien», renchérit André Ferron.

Lancement
Lauréat du prix littéraire Pauline-Gill en 2009, André Ferron se consacre à l’écriture, en plus de la sculpture.

Son roman Un onze septembre, fait référence aux attentats de 2001, aux États-Unis. Parallèlement, un homme divorcé prend la route pour fuir le fiasco qu’a été sa vie de couple. Son destin s’apparentera à l’effondrement des deux tours jumelles.

«Chaque personne a son point de vue de cet attentat, certains s’en fichent, d’autres se sont vraiment sentis attaqués, soutient M. Ferron. L’homme de mon roman devient quant à lui paranoïaque, il voit le mal partout.»

L’écrivain, qui passe six mois par an seul dans un chalet, s’est inspiré de sa façon de vivre et a poussé à l’extrême les traits de caractère de connaissances pour imaginer son histoire et camper ses personnages.

Il a commencé à écrire les premiers mots de cette fiction psychologique depuis longtemps pour ensuite la mettre de côté, puis la réécrire de multiples fois. «Il me faut beaucoup de recul», commente-t-il.

Cerise sur le gâteau, l’estampe qui se trouve sur la première de couverture de son livre est une œuvre de sa conjointe.

Vernissage

Le montage et l’organisation leur a demandé beaucoup de travail, mais cela a porté ses fruits. «Plus de 100 personnes sont venues au vernissage, les livres d’André se sont vendus et j’ai moi-même vendu quelques pièces», souligne Mme Mayer.

Heureux d’avoir réalisé ce projet ensemble, le couple laSallois prévoit de se reposer et de prendre du recul, afin de mieux se relancer dans leurs créations respectives.

M. Ferron était présent au Salon du livre de Montréal les 14, 15 et 16 novembre, au kiosque 469 de la Plume d’Or.

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