Catherine Bouchard/TC Media Le nouveau règlement de la Ville de Montréal autorise un maximum de quatre animaux par logis, en incluant toutes les espèces.

Le nouveau règlement sur les animaux de la Ville de Montréal, dont les clauses sur les pitbulls sont en suspend jusqu’à mercredi, inquiète des citoyens du Plateau-Mont-Royal qui sont dans l’illégalité, en raison d’un nombre maximum de quatre animaux par logis.

Le Plateau-Mont-Royal permettait jusqu’ici un nombre illimité d’animaux, à condition que le logement demeure salubre.

«J’ai deux chiens, deux chats et trois oiseaux. On fait quoi avec les animaux de plus? En plus, des oiseaux, ce n’est pas comme des chiens ou des chats. Ils sont dans des cages, ne sortent jamais dehors. On n’avait pas de limites avant dans Le Plateau-Mont-Royal. Je ne comprends pas pourquoi on veut criminaliser les propriétaires d’animaux respectueux», indique une activiste pour les droits des animaux habitant le quartier, Louise Makovsky.

Selon elle, de nombreux citoyens seraient inquiets à l’idée d’être désormais dans l’illégalité avec ce nouveau règlement de la ville-centre.

Les poissons ne font d’ailleurs pas partie de la liste des espèces permises par la Ville de Montréal et selon la logique appliquée, chacun compterait pour un seul animal.

«Le but du règlement est d’encadrer les nuisances et d’édicter des règles liées à la sécurité. Les citoyens montréalais peuvent continuer d’avoir des poissons, ainsi qu’un aquarium, car cet objet n’est pas visé par le règlement», nuance la chargée de communications de la Ville de Montréal, Geneviève Dubé.

Pour la conseillère d’arrondissement, Christine Gosselin, responsable du dossier dans Le Plateau-Mont-Royal, ces nouvelles normes témoigneraient d’un projet bâclé et déposé trop rapidement, selon elle.

«D’avoir oublié d’inclure une catégorie importante d’animal de compagnie, ça témoigne de la précipitation et du manque de rigueur dans le dépôt de ce règlement», croit-elle.

La conseillère s’inquiète également des dénonciations qui pourraient résulter de ce genre de nouveaux règlements.

«C’est certain qu’il va y avoir plusieurs appels au 311 de citoyens qui considèrent que leur voisin a trop d’animaux. Lorsqu’il y a une plainte, on doit la traiter dans des délais raisonnables, mais on n’a pas les ressources pour aller compter les animaux dans toutes les résidences. Est-ce qu’on peut se permettre d’attribuer du personnel à ça, alors qu’on a des problèmes de propreté et de bruits à régler aussi», continue Mme Gosselin.

Chats et chiens médaillés
L’administration locale ne demandait pas de médailles pour les chats. Ce sera désormais obligatoire, comme pour les chiens. Il en coûtera 10$ pour les chats stérilisés et 30$ pour ceux non stérilisés.

 

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