Les patients veulent être impliqués dans la prise de décisions concernant leurs traitements médicaux, particulièrement quand ces choix ont une incidence sur leur qualité de vie, révèle une étude de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM).

La recherche a été effectuée auprès de patients atteints de la maladie de Parkinson, traités au Patient Care Center de l’Université McGill. Des conclusions plus générales peuvent être tirées de cette étude.

«Les patients ne veulent pas juste être informés, ils veulent être impliqués dans le processus de décisions. Toutefois, l’étude démontre aussi que le « shared-decision » ne convient pas non plus à tous les types de patients. Certains veulent qu’on leur dise ce qui est bon», élabore le docteur Éric Racine, un des auteurs de l’étude publiée en août.

Selon lui, le fait d’impliquer les patients dans le choix du traitement permet de meilleurs résultats cliniques.

«Ça revient à la question d’écoute. En impliquant le malade dans ses choix, on prend en compte son mode de vie et on lui offre donc des solutions plus adapter à ses besoins», continue M. Racine.

Ce dernier affirme que les personnes atteintes de Parkinson dans l’étude cherchaient aussi des qualités humaines chez leur médecin et que ce critère est aussi important que la compétence de ce dernier.

«Quand on leur demande ce qu’ils recherchent chez leur clinicien, la majorité de ce qui ressort est sur les relations interpersonnelles. Ils veulent un docteur qui soit empathique, honnête et transparent. Les patients valorisent les relations humaines», continue Dr Racine.

Le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet, affirme que ses résultats reflètent ce que son association prône depuis de nombreuses années.

«Ça fait dix ans qu’on réclame que la notion d’écoute du patient prenne de la place dans le cursus des étudiants en médecine. Les plaintes qu’on reçoit démontrent qu’on doit avoir une approche plus humaine. Qu’on monétise aussi le temps pris avec le patient, pas juste l’acte qui crée l’effet inverse», déplore M. Brunet.

Ce dernier ne dresse toutefois pas un tableau noir de la situation.

«Les jeunes médecins ont une plus grande sensibilité à ces enjeux. On a fait des progrès. Mais, il y a encore beaucoup de progrès à faire», conclut-il.

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