Archives TC Media En 2015, la Régie du logement comptait près de 38 000 dossiers en attente d'une audience.

Le Regroupement des comités logements et associations de locataires du Québec (RCLALQ) va lancer demain sa campagne «La Régie du logement: deux poids, deux mesures».

«Nous nous attendons à une réforme prochaine de la Régie du logement. C’est pourquoi nous voulons prendre les devants avec le lancement de notre campagne», déclare Maxime Roy-Allard, porte-parole du RCLALQ.
Le regroupement a lancé un appel à tous les comités logements de la province pour une manifestation devant les bureaux de la Régie du logement à Montréal dans le but de faire entendre leurs revendications auprès du gouvernement du Québec.

Il ne s’agit pas seulement de se plaindre des délais interminables de la Régie du logement pour rendre ses décisions, mais bien de revoir la législation, qui selon le regroupement des comités logements, est en faveur des propriétaires. C’est pour cela que l’organisme a baptisé sa campagne «Deux poids, deux mesures».

Changer les lois
En plus d’augmenter le nombre de régisseurs à la Régie pour réduire les délais, le regroupement demande la mise en place d’un système d’entente entre le propriétaire et le locataire pour permettre au locataire d’obtenir un petit sursis pour payer sa dette. Actuellement, après trois semaines de retard, un propriétaire peut résilier un bail.

L’objectif final est de défendre les droits fondamentaux des locataires, détaille Maxime Roy-Allard. «Il faut surtout pouvoir donner la chance aux locataires d’expliquer au juge pourquoi ils n’ont pas payé leur loyer. Avec les lois actuelles, le juge n’a pas le droit de simplement les écouter.»

Le RCLALQ souhaite notamment la mise en place de mesures pour assurer le droit fondamental à un logement sain, bon marché, accessible et sécuritaire.

Le Regroupement des comités logements et associations de locataires du Québec tiendra des actions similaires à Québec et à Montréal.

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