Photo Charlotte Lopez | TC Media Benoit Globensky a commencé sa carrière au PDQ 37 sur la rue Laurier Est, avant qu'il ne fusionne avec le PDQ 38, sur la rue Rachel, en 2014.

Au sein du même arrondissement depuis 30 ans, le lieutenant Benoit Globensky connaît le Plateau-Mont-Royal comme sa poche. Proche des citoyens et des organismes du quartier, il prend aujourd’hui sa retraite, mais ne compte pas forcément s’arrêter de travailler pour autant.

Après avoir commencé sa carrière à 24 ans en 1988 à l’ancien poste de quartier 37 du PMR (qui a fusionné avec le PDQ 38 en 2014), c’est à 54 ans que Benoit Globensky, maintenant lieutenant, prendra sa retraite au mois de septembre.

«Je reviens d’une mission d’un an en Haïti pour les Nations Unies,  un prêt de service. C’est un beau cadeau de départ, car seulement 1% des policiers au Canada ont la chance d’aller pouvoir faire une mission pour l’ONU», lance le lieutenant, heureux d’avoir fini sa carrière sur une telle expérience de vie.

Trente ans à travailler dans le même endroit, tout en montant les échelons de policier à sergent en 1998, puis lieutenant en 2008, M. Globensky ne réalise pas qu’il prend sa retraite.

«Je me trouve encore jeune, c’est cliché, mais c’est comme si j’étais entré hier, ma carrière est vraiment passée vite, confie celui qui a passé 20 ans sur le terrain. Servir et aider les gens c’est comme notre salaire. Pour la plupart des policiers, c’est pour ça qu’on fait ce métier: la reconnaissance des personnes qu’on va aider, la satisfaction du devoir accompli.»

Le lieutenant a vu le Plateau-Mont-Royal évoluer et changer, jusqu’à devenir une «petite ville dans la ville».

«Le Plateau n’était pas si populaire que ça avant, aujourd’hui c’est très branché et très dense, les gens ont accès à tout, commente-t-il. Ce qui a changé, c’est le fait que les résidents embellissent leur environnement, leurs rues et leurs commerces. Aussi, avant c’était surtout des vieilles familles, maintenant il y a beaucoup de jeunes foyers, ça rajeunit beaucoup et ça fait une belle vie de quartier.»

Une bonne communication

Un des points primordiaux pour le lieutenant tout au long de sa carrière a été la communication avec les citoyens. Il patrouillait souvent en voiture ou allait boire des cafés dans des commerces afin de pouvoir parler avec les résidents, prendre le pouls du quartier.

«Il y a toujours eu beaucoup de nationalités différentes dans le PMR, la bonne entente passe par la compréhension et la tolérance des coutumes de chacun, et c’est là que la communication est très importante», souligne M. Globensky.

Entré en poste en janvier 2016, l’inspecteur Benoit Amyot assure que Benoit Globensky a été un grand atout pour lui. «Il a acquis de nombreuses expériences, il connaît très bien les problématiques et l’évolution du quartier. C’est comme une mémoire organisationnelle, donc avant qu’il s’en aille on essaie de s’imprégner de tout ça.»

La sergente Nadine Garneau qui connaît M. Globensky depuis 2013, estime pour sa part que ce dernier était comme un mentor lorsqu’elle l’a connu, car «il connaissait tout et tout le monde sur le Plateau».

«C’est un homme très calme qui peut régler de nombreux conflits et qui trouve des solutions à tous les problèmes, commente-t-elle. Trente ans de carrière dans le même quartier c’est très rare, cela lui a permis de créer de bons liens avec la communauté.»

Benoit Globensky pense d’ailleurs qu’il peut encore apporter son aide à des organismes, et ne compte pas s’arrêter de travailler après sa retraite, ou bien seulement quelques mois pour prendre du temps pour lui.

«Je ne suis pas malheureux quand je viens au poste. Tant qu’à rentrer travailler autant être de bonne humeur et heureux de faire ce que l’on fait, lance le lieutenant. On vient ici pour aider autrui, donc si quelqu’un à des problèmes, il les met de côté ou bien il prend des congés, c’est ce que je dis à mes policiers.»

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