Jean Poirier, Parti québécois

Provenant du milieu syndical, je sais que les problèmes de corruption ne viennent pas des travailleurs et des citoyens. De toute évidence, la source du malaise vient directement du gouvernement de Jean Charest. Le Parti libéral du Québec a accepté d’octroyer des contrats aux amis et financiers du parti. Nos impôts doivent être réinvestis avec intégrité dans les services sociaux et non dans un parti politique.

Pour lutter contre cette corruption, le Parti québécois et moi-même nous engageons à nous assurer qu’une enquête publique et indépendante fasse toute la lumière sur les pratiques de corruption et de collusion, lors de l’octroi des contrats publics et sur le financement des partis; instaurer un financement public des partis et limiter à 100 $ le don annuel à une formation politique et instaurer des élections à date fixe.

Amir Khadir, Québec solidaire

Québec solidaire lutte avec acharnement depuis quatre ans contre la corruption et la collusion entre les partis politiques et le monde des affaires. Il s’agit d’une véritable gangrène démocratique. Le parti a d’ailleurs publié nombre de dossiers dénonçant les liens entre les firmes d’ingénierie et les partis traditionnels et continuera de dénoncer ce fléau.

En début de campagne, Québec solidaire a invité tous les partis à signer une déclaration afin d’adopter un ensemble de mesures pour mettre fin au financement illégal des partis politiques: abaisser le plafond des contributions individuelles, augmenter la contribution publique aux partis politiques et réduire le plafond des dépenses permises dans le cadre des campagnes électorales.

À ce jour, ni le Parti libéral du Québec, ni le Parti québécois, ni la Coalition avenir Québec n’ont voulu s’engager. Pourtant, il s’agit de mesures incontournables d’assainissement. Pour Québec solidaire, l’éradication de la corruption est une priorité absolue pour la démocratie.

Julie Boncompain, Coalition avenir Québec

Au cours des derniers mois, voir des dernières années, de nombreuses allégations de corruption et de collusion ont miné l’industrie de la construction, plusieurs municipalités et bien entendu, le gouvernement libéral.

« François Legault, chef de la Coalition Avenir Québec, a annoncé que la première loi que son gouvernement adoptera créera le poste de Commissaire à l’intégrité et révisera toutes les règles d’attribution des contrats publics », explique Julie Boncompain, candidate de la CAQ dans Mercier.

Elle croit que l’arrivée à la CAQ de Jacques Duchesneau, premier témoin vedette de la Commission Charbonneau qui a mis au jour plusieurs pratiques douteuses, est un signe que la CAQ veut réellement faire le ménage.

« Nous mettrons en place les mesures requises afin de contrer la corruption et la collusion tant dans les sphères gouvernementales et municipales que dans l’industrie de la construction et le financement des partis politiques », de conclure Julie Boncompain.

Nic Payne, Option nationale

Avant d’aller dans les détails de notre programme, je rappelle que le Québec, de par son statut inadéquat de province, ne peut pas modifier le Code criminel. Il ne peut qu’aller faire des représentations à Ottawa, qui a le dernier mot. Le Québec ne peut pas, non plus, lutter efficacement contre les paradis fiscaux, autant qu’un pays souverain peut le faire.

Ainsi, dans la lutte à la corruption et, notamment, aux bandits à cravate, un Québec souverain pourrait, comme dans tant d’autres domaines, agir à sa guise selon ses propres priorités.

En termes de mesures précises, nous proposons notamment le financement public des partis politiques, et le resserrement des règles d’accès aux lobbys. Notre programme, avant la création de la commission Charbonneau, proposait déjà une commission d’enquête sur la corruption. À titre personnel, je pense que nous pourrions désormais évaluer la possibilité d’un dispositif permanent de surveillance et d’enquête anticorruption.

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