Catherine Bouchard/TC Media Dans le cadre de la 18e Journée nationale des cuisines collectives, qui avait lieu le 26 mars, les intervenantes ont tenu à souligner l'importance de ces organismes dans les quartiers montréalais.

Avec une augmentation de 43 % des demandes de formation pour la création de nouvelles cuisines collectives, les cuisines collectives sont plus pertinentes que jamais, estime le Regroupement des cuisines collectives du Québec.

Dans le cadre de la 18e Journée nationale des cuisines collectives, qui avait lieu le 26 mars, les intervenantes ont tenu à souligner l’importance de ces organismes dans les quartiers montréalais.

«Dans le mouvement, on s’inquiète des mesures d’austérité du gouvernement libéral et des conséquences qu’elles auront. Manger, c’est un droit. Ce ne devrait pas être un luxe. Aux cuisines collectives, grâce à l’achat de groupe, les gens peuvent manger des portions de plats santé à 1,25$. L’achat de groupe permet cela», indique Cassandre Mélanie Lamoureux, du Regroupement des Cuisines collectives du Québec.

La directrice générale de la maison d’Aurore, dans Le Plateau-Mont-Royal, Sylvie Bureau, lors de la conférence de presse, jeudi dernier, soulignait qu’une subvention devrait être remise pour financer une partie des activités des cuisines collectives dans les secteurs les plus défavorisés.

«Les besoins pour ce type d’activités sont bien présents. J’ai assisté, il y a quelque temps au dévoilement d’une étude de l’Agence de la santé publique qui disait que les cuisines collectives n’étaient plus à la mode et que le gouvernement devrait fournir des recettes santé aux citoyens. Ce genre de discours m’inquiète beaucoup. C’est mal comprendre notre rôle, entre autres de briser l’isolement de plusieurs personnes», explique Mme Bureau.

Des besoins changeants Les intervenantes constatent une transformation dans le type de clientèle fréquentant ces organismes. De plus en plus, des travailleurs à temps plein se joignent aux groupes.

«Nous avions surtout des groupes de jour avant, mais ce n’est presque plus le cas. Nous avons surtout des groupes de soir. Nous voyons de plus en plus de gens de la basse classe moyenne,occupant des emplois contractuels et précaires participer. Les gens ont de plus en plus de mal à boucler leur budget, surtout avec les compressions gouvernementales et le panier d’épicerie qui ne cesse d’augmenter», mentionne Mme Bureau.

Des célébrations locales
Des activités avaient lieu dans plusieurs secteurs. Les Cuisines et vie collectives Saint-Roch, dans Parc-Extension, tenaient, pour la troisième fois, leur concours culinaire. Des juges ont dégusté les concoctions de 70 participants.

«Nous avions hésité à reconduire le concours, mais devant la popularité de ce dernier, nous n’avons pas eu le choix de le refaire. Nos membres provenant de partout dans le monde présentent avec fierté des plats de leur pays d’origine. C’est vraiment une belle façon de les valoriser», affirme la coordonnatrice des Cuisines collectives Saint-Roch, Gloria Fernandez.

Les Cuisines collectives du Grand Plateau tenaient pour leur part un 5 à 7, avec un concours de desserts, pour les membres de l’organisme. Un total de cinq activités avaient lieu dans la métropole pour souligner cette journée nationale.

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