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Le Starbucks de l’avenue Laurier Est fermera ses portes, le 31 juillet. La fermeture de la succurcale inquiète certains commerçants du secteur, qui y voient un signe que la situation économique du «Petit Laurier» se dégrade.

De son côté, l’entreprise n’a pas désiré commenter la situation financière de sa succursale, mais a précisé qu’il y en a trois autres à proximité, sur l’avenue du Mont-Royal.

«Nous ne pouvons pas commenter de façon spécifique, mais […] tous nos employés ont été relocalisés dans d’autres succursales», indique la chargée de communications chez Starbucks, Carly Suppa.

Rappelons que depuis l’installation de vignettes réservées aux résidents, en avril dernier, plusieurs commerçants ont exprimé leur crainte face à l’impact économique de cette décision, notamment une éventuelle baisse de la clientèle.

Johanna Chouinard, propriétaire de Solo échantillons s’inquiète de cette fermeture.

«Si une multinationale de ce genre ferme ces portes, parce que ce n’est pas assez rentable, c’est très inquiétant pour nous. Déjà, depuis l’installation des vignettes, j’ai perdu 30% de mon chiffre d’affaires. Depuis les changements de sens de circulation, c’était difficile, mais là, ça nous a porté le coup de grâce», raconte Mme Chouinard, dont le commerce est une destination prisée par les fashionistas montréalaises.

À quelques pas de là, sur la partie nord de l’avenue Laurier, Marc Roger-Doré, propriétaire du FouVrac, se désole de la fermeture du commerce.

«Eux, ils ont les moyens de fermer. Nous, on ne peut tout simplement pas le faire, on a des obligations financières à rencontrer. Depuis les mesures d’apaisement de circulation, ça va de mal en pis. Je vais vendre mon commerce sur l’avenue Laurier», affirme M. Roger-Doré.

Pour le membre du Comité des résidents et gens d’affaires du Petit Laurier, Charles Déziel, c’est la perte d’emplois dans le quartier qui est déplorable.

«Ça veut dire qu’on perd des emplois à 15 ou 20$ de l’heure dans le quartier», affirme M. Déziel.

D’autres sont toutefois plus nuancés. «C’est toujours inquiétant de voir un commerce fermé, parce que ça signifie qu’il n’y a pas tant de demande que ça. En même temps, il y avait cinq cafés sur une petite portion de l’avenue Laurier. Clairement, c’était trop et Starbucks ne répond pas aux goûts raffinés des gens du quartier», souligne le propriétaire de Maître Corbeau fromager, André Piché.

Enfin, le malheur des uns fait le bonheur des autres, notamment pour la Brûlerie Saint-Denis, à quelques portes du commerce qui fermera ces portes.

«Lorsqu’ils ont ouvert, on a perdu de la clientèle. On espère que ces gens vont revenir. C’est de la compétition qui ferme, alors on est content», indique l’assistant-gérant du comemrce, Marc-Olivier Pilon.

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