Une «start-up» du Mile End rayonne à l’international, alors qu’elle s’apprête à commercialiser le SmartHalo, un outil pour transformer n’importe quel vélo en bicyclette intelligente.

Ce qui ressemble au cadran d’une montre s’attache au milieu du guidon. Activé à l’aide d’une application mobile, le SmartHalo indique avec des faisceaux lumineux colorés le chemin le plus rapide et sécuritaire pour se rendre à destination, inscrite au préalable par le cycliste.

«Il repère le cellulaire et s’active. Il y a aussi une lumière intégrée, ainsi qu’un système antivol», explique un des cofondateurs, Xavier Peich.

Leur campagne de sociofinancement sur la plateforme Kickstarter a permis de récolter 538 000$ l’an dernier. De cette somme, 3543 sympathisants ont acheté le produit au tarif de 99$ US, dont le tiers proviennent de l’Europe.

Plus d’un millier d’autres unités ont été achetées en prévente.

«On prévoit 10 000 unités pour la première production. Nous sommes d’ailleurs en discussions avec des distributeurs en Europe, aux États-Unis, au Japon et évidemment au Canada», poursuit M. Peich.

L’entrepreneur assure que la fabrication se fera entièrement dans la région de Montréal.

Innovation cycliste
«On trouve cela vraiment intéressant pour le système de navigation. Aussi, seulement 25% des cyclistes ont de l’éclairage de soir, alors que c’est obligatoire selon le Code de la sécurité routière depuis 30 ans. Avec cet outil, plus d’excuse, il est en permanence sur le vélo», indique la directrice générale de Vélo Québec, Suzanne Lareau.

La militante en mobilité active indique toutefois qu’il faudra tester le SmartHalo.

«C’est une belle innovation pour le vélo, mais il faut l’essayer pour voir si ça fonctionne vraiment», soutient-elle.

Les premiers acheteurs recevront leur SmartHalo vers la fin du mois de mai.

Le Mile End, un incubateur
La jeune entreprise a choisi d’ouvrir ses locaux sur l’avenue de Gaspé, dans le secteur Saint-Viateur Est.

«Le Mile End est devenu naturellement le secteur des start-ups. C’est central. On n’a pas besoin de voiture pour s’y rendre. Les loyers sont abordables. Il y a aussi des restaurants sympas», affirme M. Peich.

Pour lui, le quartier où les anciennes manufactures de textiles ont été remplacées par les entreprises technologiques est un écosystème d’innovation.

Selon le conseiller de Ville du district, Richard Ryan, «s’il y a autant de créativité dans le secteur, c’est qu’on a su préserver la mixité des usages, notamment en préservant les ateliers d’artistes.»

Au cours des derniers mois, plusieurs entreprises ont élu domicile dans le Mile End. La compagnie d’assurances Sun Life a d’ailleurs quitté le centre-ville pour venir s’y établir.

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