FELIX O.J. FOURNIER TC MEDIA Montréal-Nord fera une vague d'inspections pour détecter l'insalubrité dans les logements de l'arrondissement.

Alors que Montréal-Nord connaît d’importants problèmes de logements insalubres, l’arrondissement et la Ville veulent agir «en prévention» et prévoient d’inspecter plus d’une trentaine de bâtiments «jugés problématiques» dans les prochains mois.

Près de 500 appartements vont être surveillés de près, majoritairement dans le secteur nord-est de l’arrondissement, l’un des plus défavorisés du pays.

«La situation est inquiétante et préoccupante. Il faut passer à la vitesse supérieure et aider une population dans le besoin», admet la mairesse de Montréal-Nord, Christine Black.

«Avoir un logement salubre fait partie des besoins de base. On s’y repose, on reprend de l’énergie. En cas de problématiques, ça nuit à la qualité de vie du citoyen», indique l’élue, qui doit faire face, avec son administration, à près de 250 plaintes annuelles.

«On est dans la prévention, pas la réaction»
Accompagnée par la direction de l’habitation de la Ville, avec laquelle l’arrondissement a signé une entente de collaboration, son administration a ciblé 34 bâtiments «sur l’ensemble du territoire» jugés problématiques et qui ont déjà fait l’objet de plaintes diverses par le passé.

Dès le mois de février, ceux-ci seront inspectés par une dizaine d’agents spécialisés de la Ville, qui vont être dédiés à une inspection complète des immeubles ciblés.

«On va venir en aide, apporter notre support et nos compétences. On est dans la prévention, pas la réaction. On ne va pas attendre de nouvelles plaintes, mais inspecter des immeubles au complet. Si une plainte a déjà été déposée dans un appartement, il y a de fortes chances que d’autres logements soient touchés», explique Russell Copeman, responsable de cette opération municipale.

«Sensibiliser les propriétaires est un enjeu»
Les problématiques sont nombreuses dans un arrondissement de plus de 89 000 habitants qui compte 73% de locataires et près de 35 000 unités de logements, dont le quart a été construit entre les années 1946 et 1960 et la moitié a entre 30 et 50 ans.

Moisissures, infections d’insectes, escaliers, chauffage, murs et fenêtres déficientes, infiltration d’eau ont notamment été constatés ces dernières années.

«Sensibiliser les propriétaires est un enjeu, assure Hugues Chantal, directeur de l’aménagement urbain à Montréal-Nord. Il faut agir dans le temps, ne pas attendre des plaintes pour qu’ils mettent à niveau leur bâtiment.»

«Notre objectif est de mettre en place des solutions pérennes et non des solutions temporaires qui nécessiteront de nouvelles interventions dans deux, trois ans», reprend Russell Copeman.

Les propriétaires de ces immeubles qui seront jugés insalubres auront une période de deux ans pour une «remise à niveau». Des sanctions pourraient ensuite être imposées.

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