Leslie Meuraillon / TC Media Dès son ouverture à 10h du matin, la clinique d'un jour du 11991 de la rue Lapierre ne s'est pas désemplie.

La clinique de proximité de Montréal-Nord a organisé une clinique d’un jour pour montrer aux citoyens que le projet avance et pour interpeller les pouvoirs politiques sur ses besoins.

Il y avait foule dans les locaux du 11991 de la rue Lapierre pour cette clinique d’un jour. Des infirmières accueillaient tous ceux qui en avaient besoin pour des tests de glycémie, des prises de pression ou tout simplement pour donner des conseils.

Pour Paroles d’excluEs et la Fédération interprofessionnelle de la Santé du Québec (FIQ), à l’origine du projet, c’était aussi l’occasion de faire passer un message.

«Nous voulons dire aux citoyens que nous sommes là, mais aussi montrer aux politiques que nous développons un nouveau modèle de clinique qui répond concrètement aux besoins de la population. Nous demandons aux gouvernements provincial et fédéral d’embarquer dans le bateau.» explique Amélie Daigle coordonnatrice générale de Paroles d’excluEs.

«Nous devons nous battre pour obtenir des fonds. Nous sommes obligés de quémander! La Ville centre doit faire sa part maintenant», ajoute Régine Laurent, présidente de la FIQ.
Le projet de clinique a déjà reçu 20 000$ de l’arrondissement et bénéficie d’un logement chauffé, gratuit, mis à disposition par la SHAPEM. Mais il manque encore de fonds pour payer des équipements et du personnel.

«L’arrondissement est fier d’être le premier à mettre de l’argent dans la cagnotte. Nous croyons profondément au projet. Avec des initiatives comme cela, Montréal-Nord se transforme, nous allons vers la bonne direction.» Christine Black, mairesse de l’arrondissement.

Proche des gens
La clinique se présente comme un «kombit» comme le dit en créole Régine Laurent, «c’est-à-dire que tout le monde met la main à pâte.»

Installée dans deux logements du premier étage d’un immeuble de la rue Lapierre, la clinique de proximité se veut proche des gens, à l’écoute et surtout situé en plein cœur de la population, dans le quartier Nord-Est de Montréal-Nord où les services de soins de santé sont rares.

«Nous allons définir le type de personnel qui viendra à la clinique en fonction des besoins de la communauté. Avec Paroles d’excluEs nous travaillons actuellement pour évaluer ces besoins.» détaille Régine Laurent de la FIQ.
«Cette clinique est une maison pour les citoyens. » se réjouit Gina, du comité citoyen au cœur du projet. Régine, venue faire prendre son taux de glycémie va dans le même sens: «C’est un endroit accueillant, notamment grâce au personnel. On se sent presqu’en famille quand on vient ici.»

La réussite de cette clinique d’un jour est en tout cas encourageante pour les organisateurs du projet. La clinique de proximité espère inaugurer officiellement ses locaux au printemps.

Une clinique qui se veut différente
Gina, du comité citoyen explique qu’il ne s’agit pas seulement d’une clinique mais de soins de santé basés sur quatre principes:
– Accueillant: pour que les gens ne se sentent pas jugés
– Accessible à tous: avec des services à domicile pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer
– Inclusif: pour petits et grands, jeunes et vieux, ainsi que pour les problèmes physiques mais aussi mentaux
– Porté par toute la communauté: le pouvoir de décision de la clinique appartient aux citoyens qui ont leur mot à dire

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