Mario Beauregard - TC Media Lise et Jonas ont précieusement gardé les souvenirs liés à leur première rencontre.

Il y a plus de 60 ans, Lise et Jonas se rencontrent lors d’un évènement à Montréal. À cette époque, les adolescents ne savaient pas qu’ils finiraient par se marier, après avoir vécu chacun leur vie de leur côté, l’un à Montréal-Nord, l’autre en Côte d’Ivoire.

Ils sont devenus inséparables. Depuis leur mariage en 2009, Lise Morency et Jonas Kouassi ne font rien l’un sans l’autre. C’est peut-être une manière pour les deux amoureux de rattraper le temps perdu, après avoir vécu des décennies loin de l’autre.

Leur première rencontre remonte au 1er septembre 1955. Lors d’un regroupement scout organisé au Forum de Montréal, Jonas et ses amis scouts ivoiriens signent des autographes dans les carnets de leurs amis québécois. Parmi eux, Lise, âgée de 17 ans.

«J’avais tout de suite dit à mes amies que j’allais communiquer avec Jonas parce qu’il écrivait bien», se souvient Lise.

Commence alors une longue relation épistolaire. Les lettres traversent l’Atlantique, comme un pont entre l’Afrique et l’Amérique.

«À l’époque c’était un honneur d’avoir un correspondant à l’étranger», remarque Jonas.

«Nous nous demandions ce qu’il se passait dans nos pays respectifs, cela restait très amical», confie Lise.

Avec le temps, les deux jeunes grandissent, fondent chacun une famille et finissent par perdre contact. Ils ne se doutent pas que des décennies plus tard, une rencontre fortuite allait tout chambouler.

L’entremetteuse
C’est au début des années 2000. Jonas, marié et père de six enfants, a pris sa retraite après avoir été enseignant, en Côte d’Ivoire. Il rencontre une Québécoise en visite en Afrique. Cette dernière accepte de l’aider à retrouver des amis au Canada. Elle parvient à contacter la maman de Lise qui se rappelle tout de suite du Jonas de sa fille. De fil en aiguille, la correspondance reprend.

Lise, mère de trois enfants, est séparée de son mari. Jonas, lui, est devenu veuf.

Les retrouvailles ne tardent pas. Après avoir bien réfléchi, la Québécoise prend son courage à deux mains et saute dans un avion à destination Côte d’Ivoire. «Je me rappelais de sa figure comme il faut. Quand il m’attendait à l’aéroport, je l’ai reconnu facilement», commente Lise qui a été accueillie pendant trois mois dans la famille de Jonas.

Après le séjour, les deux grands amis continuent de communiquer par courriel. Cette fois-ci, pas question de se perdre de vue.

La vie au Québec
Après un parrainage qui lui a permis d’obtenir la résidence permanente, Jonas emménage chez Lise.

«J’avais été tellement impressionné par le Canada, que je voulais revenir. Mais ce n’est pas facile de quitter son pays. Mais comme on dit « qui prend mari, prend pays ». Moi j’ai pris femme et pris pays», plaisante Jonas.

Aujourd’hui les deux amoureux vivent pleinement leur relation et s’investissent beaucoup dans la vie de leur quartier. Ils ont fini par se marier et sur leur gâteau, on pouvait lire «Une longue amitié pour un amour éternel».

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