Leslie Meuraillon | TC Media Chaque mercredi et chaque samedi soir, Carmine-Karl Sabelli se rend à la Ronde pour attribuer des points aux feux d'artifice présentés.

Juger des feux d’artifice, c’est la mission qui a été donnée à 19 Montréalais, dans le cadre de la 33e année de l’International des Feux Loto-Québec. Parmi eux, un résident de Montréal-Nord.

Carmine-Karl Sabelli ne se doutait pas qu’en envoyant sa candidature sur le site de l’International des Feux Loto-Québec, il se retrouverait un mois et demi plus tard, sur les gradins réservés aux membres du jury de la compétition.

«Mes parents nous amenaient sur le pont voir les feux quand j’étais plus jeune. Avec mes cousins nous faisions nos pronostics. Nous nous sommes dit qu’il fallait essayer d’entrer dans le jury», relate le Nord-montréalais.

L’homme de 57 ans a été sélectionné parmi plus de 300 candidats. Après avoir été convoqué à une courte entrevue pour expliquer ses motivations, il a reçu une confirmation par courriel. Quelques jours après, il se présentait à la Ronde avec les 18 autres jurés, pour suivre une formation.

L’art des feux
«À chaque feu, c’est comme si c’est la première fois. La curiosité est toujours là», s’émerveille Carmine-Karl Sabelli.

Pendant le spectacle, chaque juré doit surveiller plusieurs critères, notamment la pleine occupation du ciel, l’adéquation entre la musique et les feux ou encore le choix des couleurs.
«Il y a une vraie dimension artistique, les couleurs sont formidables… C’est très difficile de choisir. Il y a beaucoup de choses à penser. Nous ne nous consultons même pas entre membres du jury», explique M. Sabelli.

Une fois le feu terminé, chaque juré inscrit le nombre de points qu’il souhaite donner. Le moment est important parce qu’il n’est pas possible de revenir en arrière par la suite.

Au-delà de l’avantage d’assister aux spectacles de feux d’artifice aux premières loges, être membre du jury permet d’en apprendre plus sur l’envers du décor.
«Nous avons visité le site, vu comment les artificiers préparent les feux. Je comprends mieux ce que sont les feux d’artifice maintenant. Les gens qui font ça, sont vraiment à fond, ils sont passionnés», fait valoir M. Sabelli qui souhaite retenter sa chance pour devenir juré à nouveau.

Chaque membre du jury a en effet la possibilité de re-postuler. Mais cela n’est possible que deux fois, dans toute une vie.

Chaque année, la compétition des feux d’artifice attire près de trois millions de spectateurs à La Ronde, sur le pont Jacques-Cartier ou sur l’une des deux rives du fleuve.

«C’est une expérience formidable. Essayez-le! On fait affaire avec le ciel, je n’oublierai jamais ça», Carmine-Karl Sabelli, juré à l’International des Feux Loto-Québec

Le grand gagnant…
Cette année, six pays se sont affrontés pour l’International des Feux Loto-Québec.
La Pologne, la France, l’Italie, l’Allemagne, le Portugal et l’Angleterre.
Le nom du gagnant du concours sera dévoilé lors de la finale des Étoiles Loto-Québec le 5 août.

Les feux en chiffres
Entre 3500 et 5000 pièces sont tirées en moyenne à chaque feu d’artifice
Le coût moyen d’un feu se situe entre 125 000$ et 200 000$
5 jours de montage sont nécessaires pour chaque feu, dont deux jours de pré-montage
3 millions de spectateurs en moyenne par saison, tous emplacements confondus (Ronde, Pont, etc)
289 feux ont été présentés entre 1985 et 2016

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