Nicolas Ledain / Metro Media Veronica Torres anime ces ateliers en compagnie d’une nutritionniste et de trois infirmières bénévoles.

Parole d’excluEs a obtenu un local pour accueillir la future clinique de proximité dans le nord-est de l’arrondissement. Dans l’attente de personnel pour y exercer, l’organisme nord-montréalais y propose des ateliers gratuits durant l’été.

Médecin de formation et titulaire d’une maîtrise en santé publique au Québec, Veronica Torres s’occupe de l’animation de cette programmation estivale autour des enjeux de la santé. Elle partage la présentation de ces ateliers avec trois infirmières et une nutritionniste.

Au moins jusqu’à la mi-août, deux ateliers seront proposés gratuitement chaque semaine dans le futur local de la clinique de proximité mis à disposition par la Société d’habitation populaire de l’est de Montréal (SHAPEM) sur la rue Lapierre.

«On a le projet de clinique depuis 2015, mais c’est un peu complexe. La communauté veut l’avoir alors en attendant, on a préparé ces ateliers reliés à la santé», explique Veronica Torres, chargée de projet à Parole d’excluEs.

L’objectif de l’organisme est d’expliquer des problématiques et enjeux liés à la santé et de renforcer la littératie sur ce domaine dans le quartier. Les thèmes ciblés ont été choisis en partenariat avec le comité citoyen sur la santé de Montréal-Nord. Ainsi, certains ateliers seront consacrés au diabète et à l’hypertension, deux maladies chroniques très répandues sur ce territoire, alors que d’autres séances aborderont la recherche d’informations ou encore la communication avec les professionnels.

«On veut mieux faire connaître le système, aider à mieux apprendre et déclencher un intérêt pour la santé et le projet de clinique», précise Mme Torres.

Besoins importants
Porté depuis trois ans par Parole d’excluEs, le projet d’une clinique de proximité dans le nord-est de l’arrondissement fait encore face à certains obstacles. Soutenu par l’arrondissement et la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), il avait été vivement critiqué par le ministre Gaétan Barrette qui avait jugé cette initiative «déplorable» et «pas nécessaire» en février 2017. Ce dernier préférait alors inciter le personnel à travailler en CHSLD. Parole d’excluEs poursuit toutefois sa démarche.

«On manque de financement et on n’a pas encore de professionnels de santé pour offrir le service. Il faut développer des partenariats [avec le CIUSSS et le ministère], mais dès qu’on aura des professionnels, on va commencer», promet Veronica Torres.

Selon cette dernière, cette offre est primordiale dans ce territoire sous-doté en service de proximité.

«Le projet a commencé, car la communauté nous a dit qu’il y avait un besoin réel. Ici, beaucoup de personnes, que ce soit pour des raisons culturelles ou financières, n’accèdent pas à ces services, donc c’est très important», souligne la chargée de projet.

Pour appuyer cette demande citoyenne, une pétition adressée à Gaétan Barrette circule dans le quartier et sur internet depuis quelques mois. Parole d’excluEs a recueilli environ 2000 signatures en soutien à son projet.

Les ateliers sur la santé sont offerts les mardis et jeudis à 14h au 11975 rue Lapierre, local 102. Pour des informations ou inscriptions, contactez Parole d’excluEs au (514) 261-9220 ou à clinique.proximite@parole-dexclues.ca.

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