L’école secondaire Calixa-Lavallée a ouvert ses portes en 1969 et fut par la même occasion l’une des premières polyvalentes érigées au Québec.

Cette année-là, plus de 3000 élèves parcouraient l’école en ayant pour objectif: l’obtention d’un diplôme. Cet immense édifice haut de six étages ne contient rien de moins que 150 locaux étalés sur une superficie de 50 000 pieds carrés. Actuellement, près de 2000 élèves fréquentent quotidiennement l’école dont 400 au niveau professionnel, assistés par plus de 250 membres du personnel.

Dès sa fondation, l’édifice a abrité des élèves du secteur de la formation professionnelle. Il y avait alors des ateliers pour chaque métier (mécanique automobile, mécanique d’ajustage, menuiserie, soins esthétiques, coiffure, etc.). Ce n’est que vers la fin des années 70 que la CECM a décidé de spécialiser les formations afin de se doter de meilleurs équipements. Pour Calixa-Lavallée, le choix s’est arrêté sur l’alimentation (boucherie, boulangerie, pâtisserie, sommellerie et hôtellerie) et l’imprimerie (infographie, reprographie et façonnage).

En plus des secteurs «Jeunes» et «Professionnel», l’école offrait une formation générale aux «Adultes». Ce trio a d’ailleurs été harmonisé en 1990 sous l’autorité d’un seul directeur. Suite à la fusion des commissions scolaires en juin 1998, certaines écoles situées dans l’Est du territoire de la CECM., dont Calixa-Lavallée, sont passées aux mains de la commission scolaire Jérôme-LeRoyer. Pour l’occasion, cette même commission scolaire a été rebaptisée Commission Scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPI).

Plusieurs partenaires gravitent toujours autour de l’école. L’un de ceux-là est l’arrondissement de Montréal-Nord. Des ententes et des échanges ayant pour objet les terrains, la piscine, les gymnases et autres locaux ont permis à l’école et à la ville d’offrir de nombreux services sportifs, à la fois aux élèves et aux membres de la communauté.

Ce lien sportif entre l’école et la Ville a résisté au temps et aux nouvelles fusions des commissions scolaires. Trente ans de partenariat et d’échange de bons procédés se poursuivent toujours tel un mariage résistant au temps et à la tourmente. D’ailleurs, depuis la fameuse tempête de verglas à l’hiver 1998, les liens se sont encore resserrés puisque l’école Calixa-Lavallée est devenue, à partir de ce moment-là, le centre d’hébergement officiel de Montréal-Nord en situation d’urgence.

Calixa-Lavallée compte plusieurs autres liens privilégiés avec d’autres institutions et organismes communautaires. Une des facettes les plus connues et visibles de Calixa-Lavallée est certainement le complexe sportif. Cette reconnaissance et cette visibilité sportive se traduisent de plusieurs façons.

On doit également mentionner le partenariat avec le CLSC, la table de concertation Jeunesse de Montréal-Nord et plus particulièrement les organismes : Coup de pouce jeunesse, le CJE Bourassa-Sauvé, le centre d’action bénévole, Fusion Jeunesse, le programme Horizon. De plus, plusieurs entreprises privées aident à poursuivre la mission telle qu’Hydro-Québec, Canadian Tire et les Caisses Populaires Desjardins.

En 2010, Calixa-Lavallée a fêté son 40e anniversaire. Que de souvenirs, que d’émotions vécues et que de travail accompli. Des échecs, des honneurs, des difficultés de parcours, des progrès sensibles, quarante ans d’élèves, d’enseignants, de professionnels, de personnel de soutien et de membres de la direction: tout un bail! Tout un centre d’activités humaines. Il serait fastidieux de relater ces quarante années une après l’autre ou de nommer tous les acteurs de cette longue aventure scolaire.

Un peu d’histoire… Le compositeur Calixa Lavallée (1842-1891)
Né le 28 décembre 1842 à Verchères, (Québec) en 1842. Calixa Lavallée s’installe à Saint-Hyacinthe avec sa famille où son père est facteur d’orgue pour la firme Joseph Casavant. Dès l’âge de 11 ans, Calixa Lavallée joue de l’orgue et donne bientôt des concerts de piano. Installé aux Etats-Unis en 1857, il y connaît une impressionnante carrière comme compositeur, chef d’orchestre, pianiste et organiste. Il revient au Québec en 1877, après deux années d’étude en France, et c’est en 1880 qu’il compose la musique du «Ô Canada». Il meurt à Boston le 21 janvier 1891, à l’âge de 49 ans. Ses restes ont été ramenés à Montréal, 41 ans plus tard, soit en 1933.

Adolphe-Basile Routhier
Auteur des paroles françaises du «Ô Canada» Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et de lettres. est l’auteur du texte de l’hymne “ Ô Canada ”. Il passa une partie de sa vie dans Charlevoix.

Né à Saint-Placide dans le comté de Deux-Montagnes le 8 mai 1939, Adolphe-Basile Routhier a fréquenté le Séminaire de Sainte-Thérèse et a fait ensuite des études de Droit à l’Université Laval. Il fut admis au barreau le 3 décembre 1861. Il s’est établit alors à Kamouraska. Il tenta à deux reprises de se faire élire dans ce comté mais il n’y parvient pas. Conservateur de stricte allégeance, Routhier est un ultramontain fidèle à la doctrine de l’Église catholique. Il est nommé juge dela Cour Supérieure pour le District du Saguenay, 1e septembre 1873. Routhier siégea alors au Palais de Justice de La Malbaie. Il y résida durant cette période dans une maison du Boulevard des Falaises à Pointe-Au-Pic

Son œuvre littéraire la plus marquante reste sans doute l’écriture des paroles du chant “ Ô Canada, terre de nos aïeux ”. Écrit en 1880 à l’occasion des fêtes de la Saint-Jean-Baptiste, ce chant fait partie de l’histoire nationale du Canada dont il devient l’hymne national le 1e juillet 1980.

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