Patrick Deschamps Les propriétaires d’entreprises actives dans le commerce de détail et les travailleurs autonomes représentent la grande majorité des membres de la CCIMN.
Recruter des gens d’affaires issus des communautés culturelles et ceux actifs dans les zones industrielles ainsi que lutter contre le décrochage scolaire sont deux des chevaux de bataille de la Chambre de commerce et d’industrie de Montréal-Nord (CCIMN).

En mars 2011, celle qui venait de prendre la tête de la CCIMN disait au Guide de Montréal-Nord avoir l’ambitieux projet de faire passer le nombre de membres de l’organisme de 200 à 770, de façon à en venir à représenter 35 % des quelque 2200 entreprises de l’arrondissement.

Un peu d’un an plus tard, Palmina Panichella, directrice générale de la CCIMN reconnaît que c’était un objectif ambitieux, mais elle dévoile que des pas ont été faits dans cette direction. « Avoir plus de 700 membres, c’est effectivement gros, mais au cours de la dernière année nous sommes tout de même passés de 194 à 280 membres », dit-elle.

De façon globale, Mme Panichella qualifie l’état de l’économie de Montréal-Nord « d’assez bon. » Elle considère qu’on « a tout ce qu’il faut pour favoriser le développement. » Du côté des points faibles ou des dossiers à traiter en priorité, elle y va de quelques exemples. « Il faut contrer le décrochage scolaire, même si nous avons vu une nette amélioration de ce côté, et il faut aussi améliorer le niveau de diplomation. Il y a aussi le fait que nous n’avons pas vraiment de parc industriel, seulement des zones industrielles, ce qui cause des problèmes logistiques. »

Mme Panichella, malgré le problème de décrochage, affirme que l’un des points forts de l’arrondissement est qu’il offre tout de même un large bassin de gens diplômés. « Nous avons une population active et cosmopolite, et les besoins de consommation sont très variés », se réjouit-elle. 

Diversifier les effectifs

En plus de mettre des efforts sur son Comité stratégique en développement économique avec divers partenaires, l’équipe de la CCIMN vient de commander une étude sur la récupération des matières résiduelles de façon à rendre l’exercice plus efficace et moins coûteux pour les entreprises. « Nous voulons aussi percer le secteur industriel qui n’est pas assez représenté dans notre chambre de commerce. Nous avons beaucoup plus de commerçants et de travailleurs autonomes membres que d’industriels, qui ne représentent que 10 % de notre effectif », dit Mme Panichella.  

En plus de percer les zones industrielles, la CCIMN a du travail à faire du côté des communautés culturelles, souvent absentes ou effacées lors des activités de réseautage offertes par l’organisme. « C’est vraiment quelque chose sur lequel on travaille, notre démarchage va être dirigé vers eux, on les connaît », explique la directrice générale qui croit savoir à quelles portes aller cogner. « Ils sont beaucoup dans les commerces comme employés, et aussi beaucoup dans le secteur automobile, comme locataires, et dans les secteurs de la restauration et de l’alimentation. »

 

 

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