Photo Jean-Marc Gilbert/TC Media Une soixantaine d'élèves de première à sixième année de l'école Adélard-Desrosiers bénéficient de l'aide aux devoirs.

Comment inciter de jeunes élèves du primaire à se lever tôt le samedi matin pour aller à l’école et faire leurs devoirs? Suffit de les captiver en organisant des activités d’éveil scientifique! Une soixantaine d’enfants de l’école Adélard-Desrosiers, de Montréal-Nord, bénéficient de ce programme visant à contrer le décrochage scolaire.

Depuis le 14 février dernier, ces jeunes se rendent au cégep Marie-Victorin chaque samedi. Ils sont séparés par niveau et obtiennent de l’aide d’étudiants du cégep qui, bénévolement, les assistent dans les devoirs de français et de mathématique.

Ensuite, pendant une heure, des activités scientifiques, adaptées pour chaque niveau, sont organisées.

Ce programme a été pensé par Alisha Wissanji et Simon Langlois, deux enseignants de sciences de la nature au cégep Marie-Victorin. «Nous voulions trouver un moyen de combiner l’accompagnement dans l’apprentissage des sciences et l’aide aux devoirs», indique-t-elle.

Force est de constater que le projet crée de l’engouement chez les jeunes. «Pour qu’ils viennent à l’école de leur plein gré, un samedi, c’est certainement parce qu’ils en retirent quelque chose. Ils voient une différence», affirme Monique Desrosiers, directrice de l’école Adélard-Desrosiers.

Ce n’est qu’un début
Il faut dire que l’aide aux devoirs n’est que le second volet du programme, puisque des activités de sciences sont déjà à l’horaire des élèves de quatre écoles primaires de Montréal-Nord.

Depuis deux ans, les élèves des écoles De La Fraternité et Saint-Rémi en profitent. Puis, depuis septembre, les écoles Adélard-Desrosiers et Sainte-Gertrude bénéficient aussi du programme. Au total, ce sont donc 2000 élèves, de la première à la sixième année, qui en tirent profit.

Si l’on se fie aux intentions de Marjolaine Dupuis, directrice du réseau des écoles de Montréal-Nord et de Rivière-des-Prairies à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ), il ne s’agit que d’une première étape.

«Nous voulons bientôt implanter le projet aux autres écoles primaires de Montréal-Nord et, éventuellement, à Rivière-des-Prairies. Il faudra rencontrer les différents responsables pour bien coordonner le tout.»

Formateur tant pour les élèves que les tuteurs
La réalisation de ce projet serait impossible sans la participation des étudiants du cégep Marie-Victorin, qui acceptent de donner de leur temps.

«Cela a été vraiment facile de trouver des étudiants. Il y en avait environ 70 intéressés à être bénévoles. Nous avons dû faire une sélection», dit Marie Blain, directrice adjointe aux études au cégep Marie-Victorin.

De plus, les bénévoles en retirent également une bonne expérience, puisqu’une bonne partie d’entre eux souhaitent se diriger vers le monde de l’enseignement.

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