(photo: gracieuseté) Robert Prairie, 64 ans, a été condamné à huit ans et demi de prison.

Robert Prairie, un homme de Montréal-Nord, a été condamné à huit ans et demi de prison, le 11 mai, au palais de justice de Montréal. Il a du même coup été déclaré délinquant à contrôler pendant 10 ans, après sa sortie de prison.

Cette peine lui a été imposée en lien avec plusieurs crimes sexuels commis sur neuf jeunes garçons de 10 à 15 ans, sur une période de plusieurs années.

Dans la majorité des cas, Robert Prairie fonctionnait de la même façon: il abordait une mère monoparentale et attirait les enfants à son domicile avec des jeux vidéo. Il gagnait lentement la confiance de la mère et de l’enfant et les actes sexuels débutaient graduellement par la suite.

«Les actes allaient de la masturbation mutuelle à la fellation. Il leur faisait aussi visionner de la pornographie», explique Me Rachelle Pitre, procureure de la Couronne au dossier. Des accusations de production et de possession de pornographie juvénile pesaient aussi contre Prairie, qui a plaidé coupable à toutes les accusations.

«Peine exemplaire»
La Couronne avait réclamé une peine de 10 ans, tandis que la défense ne demandait que deux ans de prison.

Le juge Salvatore Mascia s’est rangé du côté des arguments de la Couronne en imposant une peine de huit ans et demi à l’accusé. Prairie verra aussi son nom inscrit au registre des délinquants à contrôler pour une période de 10 ans, qui débutera une fois que la peine sera purgée.

«Le juge a répété à plusieurs reprises l’importance de dénoncer ce genre de crime et a insisté sur les séquelles subies par les enfants, mais aussi par les parents», relate Me Pitre.

Elle ajoute que la Couronne est «satisfaite» de cette «peine exemplaire».

Me Pitre ajoute que Prairie avait déjà des antécédents en semblable matière. Il a écopé d’une peine de trois ans de prison, par le passé.

Parmi les facteurs atténuants, le juge a considéré le plaidoyer de culpabilité, la présence de remords sincères et son désir d’entreprendre une thérapie pour éviter une récidive.

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