Photo gracieuseté – Alexis Brudnicki Jesen Therrien a participé au dernier camp d'entraînement des Phillies de Philadelphie.

Jesen Therrien, un lanceur de baseball originaire de Montréal-Nord, a longtemps rêvé de jouer dans les ligues majeures. Depuis qu’il a été repêché par les Phillies de Philadelphie, en 2011, ce rêve s’est plutôt transformé en objectif. Et l’artilleur compte bien mettre tous les efforts pour atteindre son but.

Jesen, qui a fêté ses 22 ans en mars, joue pour les BlueClaws de Lakewood, dans le New Jersey. Il s’agit de l’équipe de catégorie A, affiliée aux Phillies. Même s’il ne joue pas encore au sein du AA ou AAA, le jeune homme explique que «chaque joueur a un parcours très différent» et que la progression peut se faire très rapidement.

Il cite Dalton Pompey en exemple. En 2014, ce voltigeur ontarien a débuté la saison dans l’équipe A affiliée aux Blue Jays de Toronto et a brûlé toutes les étapes pour se retrouver avec le grand club en septembre.

Autre preuve que la progression peut être rapide, au cours du long week-end de la fête des Patriotes, Jesen Therrien a été promu au sein des Treshers de Clearwater, l’équipe de catégorie «A avancée», dans l’organisation des Phillies.

Bon camp d’entraînement
Jesen, qui lance en tant que releveur, dit avoir connu un très bon camp d’entraînement avec les Phillies, au printemps.

«J’ai bien lancé ma [balle] rapide, mon changement de vitesse et ma glissante, dit-il. Les entraîneurs ont dit qu’ils aimaient beaucoup ma progression et mon agressivité. Je crois avoir prouvé que j’ai ma place.»

Satisfait de ses bons résultats, l’artilleur entend néanmoins mettre les bouchées doubles pour améliorer quelques aspects de son jeu. «J’ai de bonnes armes, mais ma constance n’est pas toujours là. C’est là-dessus que je dois travailler en ce moment», reconnaît-il.

Ce qu’il aime de son rôle de releveur, c’est qu’il a la chance de monter sur le monticule plus souvent en situation de match qu’un lanceur partant. «Les partants font une rotation et lancent souvent une fois par semaine. En tant que releveur, tu lances seulement quelques manches par partie, mais tu peux jouer à tous les matchs», affirme le releveur.

Qu’il fasse carrière dans le baseball ou non, Jesen Therrien a bien l’intention de compléter ses études collégiales ou d’obtenir un diplôme universitaire. Une des clauses de son contrat avec les Phillies prévoit que l’organisation défraye les coûts reliés à sa formation académique, peu importe s’il se joint ou non au grand club un jour.

Dès l’enfance
Puisque les Therrien sont des passionnés de baseball (voir autre texte), Jesen a baigné dans ce monde depuis sa plus tendre enfance et a commencé à jouer dès l’âge de 3 ans.

Ce n’est qu’une fois adolescent, vers l’âge de 15 ans, qu’il a voulu devenir un joueur de baseball professionnel.

À 16 ans, il a percé la formation des Ailes de Québec et c’est à ce moment que les premiers recruteurs ont commencé à l’approcher, notamment ceux des Athletics d’Oakland et des Yankees de New York, se rappelle-t-il.

En 2010, alors qu’il n’avait que 17 ans, l’artilleur a été repêché par les Mets de New York, mais n’a signé aucun contrat.

L’année suivante, il a été sélectionné par les Phillies et c’est à ce moment qu’il a signé son premier contrat professionnel.

Depuis, il sillonne l’Amérique en autobus. Les longs voyages de 8 heures ou 12 heures sont monnaie courante. En plus d’être logé et nourri, il obtient aussi un salaire qui lui permet de bien vivre, selon lui.

Soutenu par sa famille

Selon Jesen Therrien, il lui aurait été impossible de gravir les échelons du baseball sans le support indéfectible de sa famille et surtout celui de sa mère, qui est devenue une véritable «baseball mom» avec le temps.

«S’il y a une personne grâce à laquelle je suis là aujourd’hui, c’est ma mère. Elle est mon modèle de vie. Je lui parle après chaque match, que je lance bien ou mal», dit-il.

Linda Therrien s’est dite flattée des propos de son fils. En plus d’assurer son transport pendant toute sa jeunesse, que ce soit pour les pratiques ou les matchs, elle a aussi été sa première entraîneuse, à 3 ans, dans la catégorie «bibitte».

«Le baseball, c’est l’occupation de la famille au complet», indique-t-elle, précisant que plusieurs membres de sa famille ont évolué à différents niveaux.

Selon elle, Jesen possède «toutes les habiletés nécessaires» pour se rendre dans les majeures. «Il n’est pas juste fort physiquement, mais aussi mentalement. Il a une bonne tête solide sur les épaules», dit-elle fièrement.

Même si Lakewood est situé à quelque 700 km de Montréal, Linda Therrien parle régulièrement à son fils et trouve toujours une façon de lui rendre visite pendant quelques jours, au moins une fois par année.

Un grand-père passionné
Raymond Therrien, le grand-père de Jesen, suit assidûment les activités de son petit-fils. Il regarde tous les matchs par le biais de la webdiffusion et connaît ses statistiques pratiquement par cœur. Il a, lui aussi, participé à l’initiation de Jesen à ce sport.

«Après une partie de son frère Eddy, se remémore le grand-père, on se lançait la balle, Eddy et moi. À un moment, Jesen me regarde et me dit ₺Qui va me l’apprendre?₺ Ça m’a frappé au visage.»

Se rendant compte de son potentiel évident, il a toujours dit à Jesen de faire attention à ce bras et que, peu importe le succès qu’il connaissait, il devait rester humble, car, selon lui, on ne sait jamais ce que le lendemain nous réserve.

Raymond Therrien a aussi tenu à saluer sa fille Linda pour tout ce qu’elle a investi en temps et en argent pour aider Jesen à s’améliorer sans cesse dans ce sport, qui est manifestement, une histoire de famille.

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