Denis Germain/TC Media Jim Zeller a offert une prestation énergique lors d'un jam de la Saint-Valentin, au bar Duffy's, à Dorval.

L’habituelle session de «jam» au bar Duffy’s de Dorval a été mémorable, la semaine dernière (mercredi), pour la Saint-Valentin. Pour plusieurs une légende du blues, Jim Zeller a partagé la scène avec le public pour une soirée endiablée.

Les Michel Pagliaro, Robert Charlebois et Nanette Workman ont fait place à ceux qui voulaient s’amuser un peu l’espace de quelques heures.

«Il n’y a pas de protocole. Essayons juste de jouer un peu de musique», a lancé Zeller aux musiciens qui se préparent, au moment où il s’apprête à débuter le deuxième set vers 22h.

«Je fais partie de la scène musicale du Québec depuis des siècles, rigole Zeller. Je connais presque tous les musiciens blues et jazz et aussi rock’n roll un peu. Les jams donnent une chance au monde d’avoir du fun. J’y participe de temps en temps quand on me demande, peut-être deux ou trois fois par année».

Harmonica à la main, il arpente le bar pour faire corps avec la foule, alternant le chant et les solos musicaux rythmés.

Les chansons s’enchaînent rapidement comme Hanky Panky, Mustang Sally ou encore Rock and roll du groupe Led Zeppelin. Le répertoire varié plaît à ceux qui en redemandent.

Un trompettiste fait irruption sur scène au beau milieu d’un morceau pour accompagner le bluesman. Un peu plus tard, un joueur de xylophone profite d’une pause pour se joindre groupe.

Dans la foule se trouvent des guitaristes, bassistes, batteurs et chanteuses qui attendent leur tour pour «jammer» avec Zeller, dont nombre de ses amis et connaissances.

Un des meilleurs
Bassiste roulant sa bosse depuis 32 ans, notamment aux États-Unis dans le groupe du bluesman Sonny Wolf, Drey Butcher a joué quelques chansons avec Zeller, en début de soirée.

«Jim est l’un des meilleurs au Québec. Il m’a demandé un lift alors j’en ai profité pour jouer avec lui, indique Butcher. C’est génial parce qu’il est très simple dans son approche. C’est mon style aussi. Il a une groove solide. Il sait mettre les gens en transe».

Déménagé à Nashville, au Tennessee il y a 25 ans, le guitariste et chanteur Andrew Henderson a eu l’occasion de renouer avec Zeller, qu’il n’avait pas vu depuis une trentaine d’années.

«C’était bien de le revoir après toutes ces années, souligne-t-il. On jouait dans le circuit musical montréalais des années 1970 et 1980, notamment dans le Vieux-Montréal».

Si une bonne partie de la foule a quitté une fois le deuxième set terminé, la soirée s’est poursuivie passé minuit, au grand plaisir de certains clients restés sur place.

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