François Lemieux/TC Media La consultation publique du gouvernement québécois à l'hôtel Holiday Inn de Pointe-Claire, lundi soir a duré trois heures et demi.

Plusieurs centaines de sinistrés de l’Ouest-de-l’Île ont profité d’une consultation publique, lundi soir, pour exprimer leur colère quant à la lenteur du processus d’indemnisation. De son côté, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a fait savoir qu’il faudrait encore cinq semaines pour que l’ensemble des dossiers d’aide financière soit analysé.

Le projet de décret, qui doit être mis en place à l’automne notamment pour prévenir la reconstruction de maisons dans des plaines inondables dites de 0-20 ans, a été présenté aux nombreux sinistrés réunis au Holiday Inn de Pointe-Claire.

Les maisons nécessitant des réparations d’une valeur excédant 50 % de leur valeur foncière ne pourront être rénovées ou reconstruites.

Une période de questions et commentaires du public a ensuite donné l’occasion à de nombreux résidents d’exprimer leur colère envers le gouvernement.

Six pieds
Frances Maxant, une résidente 5e Avenue Nord à Roxboro, durement touchée par la crue des eaux printanière, blâme la gestion de crise du ministère de la Sécurité publique. Selon elle, il aurait notamment mal informé la population.

Elle loge depuis six semaines dans un hôtel avec ses quatre enfants de moins de 14 ans. Elle a dépensé près de 10 000$ pour des travaux, mais elle doit maintenant attendre que le ministère assume la facture, refusant de s’endetter davantage.

«À L’Île-Bizard, des gens ont eu des montants forfaitaires de 10 000 $ aussitôt qu’ils ont eu plus de quatre pieds d’eau dans leur sous-sol. On en a eu presque six pieds. À la suite de tiraillements avec mon assurance, on n’a rien eu», indique-t-elle.

Une vingtaine de citoyens de la rue des Maçons à Pierrefonds, portant des t-shirts arborant un «SOS», ont fustigé les représentants du gouvernement. Pour eux, la mise en place du décret à l’automne est trop tardive.

«Aucun sinistré ne peut se permettre d’attendre jusque-là. Imaginez un sous-sol où tout a été arraché et où il ne reste que du ciment et du bois. Les tuyaux sont exposés. Avec le retour du froid, ça peut causer une rupture de tuyaux et alors, les dommages seront pires», a expliqué Itsik Romano en entrevue à TC Media.

Ce dernier aurait aimé voir des représentants du gouvernement ayant un pouvoir décisionnel lors de la consultation. Il croit, par ailleurs, qu’un recours collectif pourrait être envisagé si l’aide gouvernementale tarde trop à arriver.

Devant la levée de bouclier, M. Coiteux a annoncé que 90 personnes additionnelles ont été embauchées au cours des dernières semaines pour faire avancer plus rapidement les nombreux dossiers d’aide financière.

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