TC Media – Frédéric Lacroix-Couture L'augmentation de la fréquence des trains avec le projet de REM fait craindre l'omniprésence du bruit chez les riverains de la voie ferrée, à VMR.

Le bruit qu’occasionnera les futurs trains du Réseau électrique métropolitain (REM) inquiète des riverains de la voie ferrée. Ils redoutent une baisse de leur qualité de vie, à Ville de Mont-Royal.

Lors d’une séance d’information à l’hôtel de ville, le 21 juin, le promoteur du projet, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) Infra, a répété maintes fois que le son émanant des wagons restera dans l’emprise ferroviaire et n’affectera pas les rues locales. Des citoyens ont vivement exprimé des doutes.

Plusieurs estiment que le bruit s’intensifiera dans leur quartier en raison d’une fréquence environ aux cinq minutes des trains alors que ceux de l’Agence métropolitaine de Montréal passent quelques fois par jour.

«Vous allez créer une autoroute au centre de la ville», a lancé au micro une citoyenne.

«Ça va changer nos vies le dimanche et le soir. On va faire face à du bruit 20 heures par jour», a pour sa part soutenu Robert Collu, qui habite près de la gare de Mont-Royal.

Un mur?

Une centaine de personnes ont assisté à cette séance d’information. CDPQ Infra y a expliqué ses démarches pour mener son étude sur l’ambiance sonore le long du futur réseau du REM. Le projet prévoit notamment une gare aux stations Mont-Royal et Canora.

«L’impact sonore sur le territoire de Ville de Mont-Royal sera faible, a fait valoir la directrice adjointe environnement de la CDPQ Infra, Élizabeth Boivin. Bien que les trains seront plus fréquents, ils seront moins lourds et moins longs.»

Les résultats font toutefois état d’une zone sensible de 550 mètres, entre les avenues Deal et Glencoe. Des mesures d’atténuation du son y seront nécessaires puisque l’impact du bruit y sera plus significatif.

L’implantation d’un mur acoustique de trois mètres de haut a été évoquée par la Caisse, mais le choix des mesures reste encore à déterminer.

Un citoyen a demandé à ce que cet éventuel mur soit instauré jusqu’à l’autoroute 40. «Ça prend une protection antibruit totale pour protéger les résidences. C’est une question de bon sens», a fait savoir Pierre Mourot.

La CDPQ promet que les mesures d’atténuation pourraient s’étendre à d’autres secteurs si le son s’avère plus fort à la suite d’autres stimulations et de la mise en opération du REM

«On a toute une série d’étapes tout au long de la réalisation du projet qui nous obligent  à mettre les mesures rapidement. On n’attendra pas 5 ou 10 ans», a mentionné le directeur à l’ingénierie du projet,  Christian Ducharme.

Valeur des maisons

La crainte de voir la valeur des résidences diminuer a été aussi exprimée par certains résidents.

«Si ce train doit passer aux deux minutes, ce ne sera plus vivable, a notamment indiqué Michel Faure. On devrait vendre à perte. […] Qui veut vivre au bord d’un métro? Parce que ce n’est pas un train, c’est un métro.»

La directrice des affaires publiques à la CDPQ Infra, Virigine Cousineau, a soutenu plutôt que les maisons à proximité des stations de métro ou de trains banlieue gagnent en valeur puisque beaucoup de de personnes cherchent à être près de ces services de transports pour y accéder rapidement.

La CDPQ Infra prévoit une autre rencontre à l’automne à VMR, après avoir lancé les premiers appels d’offres pour le projet cet été.

 

 

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