(Photo: Gracieuseté) La caissière, à gauche, a témoigné de la peur qu'elle a vécue lors du vol de la banque où elle travaillait à l'époque, alors qu'un individu est grimpé sur le comptoir pour passer de son côté et réclamer de l'argent, armé d'une barre de fer.

Après des policiers et de nombreux témoins clés, la caissière qui aurait traité directement avec Alain Sainte-Marie, appuyée par les images vidéo des caméras de surveillance, a raconté comment elle a vécu le braquage de banque du 2 septembre 2016, à Outremont. Au cœur de l’action, Angel Orjekian était enceinte d’environ huit mois au moment des faits.

C’est en pleurant qu’elle a expliqué la peur, la perte de confiance et les cauchemars qu’elle vit toujours par rapport à ce vol qualifié qui l’a traumatisé. Elle était en poste à la succursale de la Banque TD de la rue Bernard lorsque le voleur, cagoulé, a fait irruption vers 11h30 en sautant par-dessus le comptoir où elle se trouvait, armé d’un pied-de-biche.

«J’ai senti ce qui allait se produire, a-t-elle confié au tribunal. J’avais peur qu’il m’accroche, j’étais enceinte et grosse. Une femme criait « Let’s go! » en avant.»

 

 

Sur les bandes vidéo, on voit Geneviève Dallaire, postée à l’entrée où se trouvent les guichets automatiques, empêchant les clients et le personnel de sortir, armée de ce qui semble être un pistolet.
Une fillette de trois ans court même dans les bras de son père, apeurée.

La femme de 36 ans est présentement derrière les barreaux après avoir plaidé coupable dans ce dossier.

Paquet voleur

En anglais, l’accusé Alain Sainte-Marie aurait demandé à la caissière 5000$, puis 10 000$, précisant qu’il «savait comment ça marchait». L’homme âgé aujourd’hui de 46 ans n’aurait finalement mis la main que sur environ 400$.

Ce que les braqueurs ignoraient, c’est que deux GPS étaient dissimulés dans ce qu’on appelle des «paquets voleurs». Ce dispositif de sécurité, qui sert à traquer de l’argent dérobé, a permis aux policiers de pourchasser les voleurs qui tentaient de prendre la fuite dans un taxi volé.

Le sac contenant les billets a finalement été retrouvé quelques coins de rue plus loin, à la suite d’un accident. La complice, Geneviève Dallaire, a été arrêtée sur place, alors qu’Alain Ste-Marie a été arrêté quatre jours plus tard, à Longueuil.

Durant sa cavale, il se serait terré dans un appartement du Plateau Mont-Royal, non loin de la banque. Le logement était débarré et le résident parti en vacances. La fille du locataire, qui habitait à l’étage, aurait constaté que quelqu’un avait utilisé le rez-de-chaussée.

Elle a été alertée par l’odeur de cigarette ainsi que par le rhum et la liqueur traînant sur le comptoir, ce qui n’était nullement dans les habitudes de son père. Elle a alors contacté les policiers.

Défense

Alain Ste-Marie fait face à 8 chefs d’accusation, dont vol et complot. Il se défend seul, comme il a déjà fait dans le passé. L’homme aux nombreux antécédents judiciaires pose lui-même des questions aux témoins, supervisé par la juge. Elle s’est assuré du bon déroulement des contre-interrogatoires et de la précision des questions notamment aux autres caissières qui sont venues témoigner, dont une qui venait de commencer à travailler dans cette succursale.

Le procès devrait se poursuivre jusqu’à mardi prochain.

 

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