TC Media - Isabelle Bergeron Le nombre d'Outremontais prenant le vélo pour aller au travail est passé de 450 à 750 entre 2011 et 2016.

L’utilisation du vélo pour se rendre au travail gagne en popularité à Outremont. Le nombre de personnes qui pédalent de la maison jusqu’à leur lieu d’emploi a bondi de 66% en l’espace de cinq ans.

L’arrondissement est l’endroit dans la grande région de Montréal qui a connu la plus forte progression de sa proportion de travailleurs-cyclistes entre 2011 et 2016.

En comparaison avec les autres types de modes de transports, la part du vélo comme moyen de déplacement vers le boulot a grimpé de 3,1% à Outremont, selon les données du dernier recensement de Statistique Canada, compilées par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

Cette tendance à la hausse s’observe dans d’autres arrondissements centraux de la métropole tels que le Plateau-Mont-Royal et Rosemont–La Petite-Patrie.

«Ce sont des quartiers bien desservis sur le plan des pistes cyclables et également en stations BIXI», explique le conseiller en recherche en politiques et interventions de développement à la CMM, Philippe Rivet.

Les chiffres de la CMM révèlent que 88% des navetteurs empruntant le vélo parcourent moins de 7 km pour aller au travail, ce qui pourrait expliquer la popularité de ce mode de transport dans ces quartiers qui sont à proximité du centre-ville.

Transport en commun
L’augmentation du nombre de cyclistes semble s’être faite au détriment du métro et de l’autobus, dont la proportion d’usagers a baissé de deux points.

«Probablement que pour certains travailleurs d’Outremont, le vélo s’avère peut-être une alternative plus rapide et efficace que le transport en commun», soutient M. Rivet.

Dans l’arrondissement, l’utilisation du métro ou de l’autobus occupe toujours le deuxième rang. L’auto demeure toutefois le principal mode de transport avec une part de 43%.

Avec 750 usagers, la bicyclette arrive en quatrième place derrière la marche.

Travail à faire
Vélo Québec trouve encourageant de voir davantage de travailleurs empruntant la bicyclette. Toutefois, l’organisme estime que d’autres investissements sont nécessaires pour améliorer la convivialité du réseau cyclable et ainsi attirer d’autres adeptes.

«On a besoin de mettre en place des axes structurants qui vont mener vers le centre-ville qui est un pôle d’intérêt important pour les travailleurs. Il y a beaucoup de travail à faire», mentionne la présidente-directrice générale de Vélo-Québec, Suzanne Lareau.

Elle donne en exemple la piste du chemin de la Côte-Sainte-Catherine qui prend fin avant les intersections du boulevard Mont-Royal et de l’avenue du Parc.

«C’est extrêmement non-convivial quand on se déplace à pied ou à vélo. Une fois que la Ville va avoir revu ça, pour les gens d’Outremont ça va être un beau lien vers la piste de l’avenue du Parc qui mène jusqu’au centre-ville», dit-elle.

Dans son plan de directeur du Réseau vélo métropolitain, la CMM souhaite que la part modale du vélo dans la grande région de Montréal atteigne 3,8% en 2031. Il se situe en ce moment à 2,1%.

 

Part des déplacements domicile-travail (écart avec 2011)

  • Automobile: 42,9% (-0,4%)
  • Transport en commun: 27,2% (-2%)
  • Marche: 16,8% (-1,6%)
  • Vélo: 7,8% (+3,1%)
  • Covoiturage: 3,5% (+0,9%)

Source: Communauté métropolitaine de Montréal

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