Cynthia Girard-Renard Cynthia Girard-Renard devant sa toile Non aux étrangers / No Foreigners.

L’artiste peintre Cynthia Girard-Renard, qui est l’invitée du mois d’avril à la Galerie d’art d’Outremont avec son exposition La vie politique des animaux, a une démarche atypique. Également romancière et poète, elle se sert de tout pour s’exprimer.

La native de Laval a d’abord été un rat de bibliothèque. Dès l’âge de trois ans, sa mère l’a initiée à la beauté des mots, ce qui lui a permis d’ouvrir son univers créatif. «C’est à travers les livres que j’ai tout appris. J’ai développé un goût pour les arts et le dessin. Au début de ma vingtaine, j’ai finalement décidé d’étudier en art», mentionne celle qui a publié cinq livres de poésie et deux romans.

C’est au Goldsmith College de Londres qu’elle a fait sa maîtrise en beaux-arts. Aujourd’hui professeure à l’Université Concordia, Mme Girard-Renard y avait été refusé pour ses études.

Création

Les œuvres de Cynthia Girard-Renard sont faites d’acrylique et parfois à l’huile sur différents canevas. Elle privilégie la toile, mais aussi le lin, le coton, le bois, la céramique et même le papier mâché.

«La culture populaire est importante dans mon art. Mon matériel doit être accessible au commun des mortels. Par exemple, pas besoin d’être riche pour faire du papier mâché. Cela ne prend que peu d’espace et se réalise de façon rapide et spontanée», précise celle qui qualifie sa démarche artistique de politique, identitaire et imaginaire.

Ses œuvres ont été exposées en Allemagne, au Portugal, au Royaume-Uni, au Canada, aux États-Unis, en France et même jusqu’en Chine. Elle est une artiste prolifique, voire même compulsive.

«J’en fais trop et je veux tout le temps en faire. J’aime l’énergie du travail et j’aime me fatiguer. Je suis complètement hyperactive», dit-elle.

Recette magique

L’accueil du public et du milieu des arts est un souci constant. « Faire une exposition est un partage. Il est normal de vouloir que les gens vibrent. Je me vois comme Gargamel dans les Schtroumpfs qui fait des potions magiques pour une conférence de sorciers. J’aimerais qu’ils trouvent la mienne vraiment bonne», répond-t-elle en riant.

Dans l’exposition de Cynthia Girard-Renard, il y a une dizaine de tableaux de très grands formats, un mobile et trois sculptures politico-satiriques. Les œuvres parlent d’exploitation, de domination, mais aussi de révolution et de résistance. L’humour est une arme puissante pour l’artiste qui prend position.

Ses animaux sont à la fois critiques, vivants, colorés et en mouvement. À travers eux, il y a quelques personnages humains tels un magicien ou des arlequins, ou bien encore des êtres farfelus et hybrides.

Cette exposition inclut des œuvres de trois corpus de peintures Nos maîtres les fous, La main invisible et Amour et anarchie. Les toiles satiriques ont réalisé au cours des trois dernières années à Montréal, et lors d’une résidence d’artiste à Paris et à New York.

Exposition «La vie politique des animaux». Jusqu’au 29 avril. Galerie d’art d’Outremont (41, rue Saint-Just).

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