Molly Scott De confession juive, le documentariste Éric Scott s'attaque pour son nouveau film à l'intégration des hassidiques avec le reste de la communauté d'Outremont.

Depuis déjà plusieurs décennies, les juifs hassidiques côtoient les résidents d’Outremont.  Le cinéaste Éric Scott a décidé de faire de cette cohabitation un documentaire. Il tournera ce septième long métrage cet été et recherche des témoignages.

Le soixantenaire n’en est pas à son premier sujet épineux. Il a traité du référendum pour l’indépendance du Québec, l’antisémitisme dans les années 1930 au Québec et l’histoire de jeunes hassidiques montréalais tournant le dos à leurs traditions, entre autres.

Cette fois, dans Outremont et les hassidim, il veut aborder la cohabitation d’un autre point de vue.

«J’ai vu qu’à côté de chez moi, dans le Mile End où j’habite depuis 35 ans,  il y a un problème. Je suis un juif montréalais qui a grandi ici et, étant donné que j’ai beaucoup travaillé dans les médias francophones, j’amène une connaissance plus profonde que la plupart des gens qui en débattent. Je crois que cela me donne une position privilégiée», explique M. Scott.

Loin du sensationnalisme

Son but est de montrer la réalité des gens qui sont derrière les controverses, d’aller au-delà des manchettes et des prises de position.

«Je veux faire ressortir les vraies personnes, pas les porte-parole. Qui sont les vrais hassidim et francophones d’Outremont, que pensent-ils, que veulent-ils, que craignent-ils», se questionne le réalisateur.

Pas question pour lui d’avoir des témoignages anonymes. M. Scott veut humaniser le sujet pour comprendre ce qui peut être amélioré dans le vivre ensemble sur le terrain

«Je veux savoir quel est l’enjeu derrière cette problématique», ajoute-t-il en précisant que son devoir est d’ouvrir les esprits.

Long processus

Scott dispose déjà de personnes de la communauté hassidique pour réaliser ses entrevues. Mais sa recherche de Québécois francophones est plus ardue.

«Certains ont peur d’être accusés de xénophobie, de racisme, d’antisémitisme, même si leurs craintes, dans certains cas, sont légitimes», mentionne le cinéaste, qui se dit prêt à écouter tous ceux qui se porteront volontaires.

Son documentaire a déjà nécessité trois ans de recherches, d’écriture et de scénarisation. Une fois terminé, il sera diffusé l’an prochain à Radio-Canada.

Pour plus d’infos

quatrejeudis@gmail.com

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