Archives Métro Paul Gérin-Lajoie

Des membres de l’école secondaire Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont (PGLO) ont salué la vision et la bonté du père de l’éducation moderne au Québec, décédé à l’âge de 98 ans en début de semaine.

«Tous les politiciens rêveraient de pouvoir laisser un héritage qui va dépasser toutes les générations», témoigne la directrice de PGLO, Gaétane Marquis.  Elle a rencontré à deux reprises Paul Gérin-Lajoie au cours des dernières années.

La première fois, l’ancien politicien et avocat était de passage à l’école portant son nom pour le tournage d’une émission biographique sur lui. Plus tard, la directrice l’a recroisé en 2014 lors de l’inauguration de la bibliothèque de l’école primaire de Saint-Germain-d’Outremont nommée en l’honneur du créateur du ministère de l’Éducation du Québec en 1964.

«C’était un monsieur super intéressant, encore très vif d’esprit. Il racontait ses histoires, on était capable d’avoir un dialogue avec lui, se souvient Mme Marquis. Il était chaleureux et simple. Il était convaincu de ses idées et de ses valeurs.»

Héritage

Le président de la Fondation de l’école PGLO, Éric Brunelle, se rappelle aussi de la vivacité de M. Gérin-Lajoie même si son corps était affaibli. «Il n’avait aucune séquelle sur sa clarté d’esprit. Ces interventions étaient toujours pertinentes», mentionne celui pour qui les mots «élégance» et «volonté» décrivent bien l’homme.

C’est aussi à titre de président de Druide Informatique que M. Brunelle a pu côtoyer à plusieurs reprises l’un des acteurs de la Révolution tranquille. Son entreprise, derrière le logiciel Antidote, soutient depuis 10 ans la Fondation mise sur pied par Paul Gérin-Lajoie vouée à l’éducation dans les pays en voie de développement.

Son dévouement pour cette cause a marqué M. Brunelle. «Il fallait le faire, avec l’âge qu’il avait et les souffrances qu’il devait endurer, être sur son conseil d’administration tous les mois. C’était remarquable», note l’Outremontais.

Au cours de sa carrière politique, M. Gérin-Lajoie a élargi l’accès à l’éducation en instaurant un système public et gratuit.

«Je pense que c’est son plus grand héritage, commente Mme Marquis. Que ça devienne une vraie école publique, non seulement pour une certaine classe de personnes, mais aussi que les filles, garçons, hommes et femmes de tous les milieux socioéconomiques aient la possibilité de s’éduquer.»

Aux yeux de M. Brunelle, la doctrine de M. Gérin-Lajoie selon laquelle les provinces canadiennes peuvent intervenir à l’international sur des questions touchant leurs compétences demeure aussi un legs important de ce bâtisseur.

En plus d’avoir été ministre et vice-premier ministre sous Jean Lesage, M. Gérin-Lajoie a été à la tête de l’Agence canadienne de développement international dans les années 1970. Sa fondation portant son nom est reconnue pour les dictées P.G.L. qui visent notamment à améliorer la maîtrise du français à travers le monde.

M. Gérin-Lajoie aura droit à des funérailles nationales, a annoncé le premier ministre du Québec, Philippe Couillard.

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