Gracieuseté En plus de favoriser la pratique de l'agriculture urbaine, la place éphémère Virage du campus MIL organise diverses activités culturelles et éducatives ainsi que des conférences.

Les jardins collectifs éphémères de la place Virage du campus MIL, où s’érige le Complexe des sciences de l’Université de Montréal, s’enracinent à l’angle des avenues Atlantic et Durocher. Tandis que l’engouement de la population se fait de plus en plus ressentir, la quatrième année apporte son lot de nouveautés.

Le site accueille un dixième organisme en agriculture urbaine, Insecto. La fermette récemment construite permet de produire et d’élever des grillons destinés à l’alimentation. L’instigateur, Benoit Daoust, compte aussi un élevage au Bâtiment 7 dans le Sud-Ouest qui avait été installé au Village du Pied-du-Courant, l’été dernier.

«En ce moment, il est en recherche et développement. Il trouve que c’est une belle alternative durable au développement du système agroalimentaire local. Ça ne prend pas beaucoup de ressources pour produire des insectes et c’est une grande forme de protéines», explique la coordonnatrice des activités d’agriculture urbaine au Virage – campus MIL, Sara Maranda-Gauvin.

Une variété de partenaires de différents types de productions se sont approprié cet ancien espace industriel, dont Miel Montréal, la Société de verdissement de Montréal, la Coopérative Bioma et les jardins collectifs de Parc-Extension.

Intergénérationnel

Autrefois inondé, le terrain a subi quelques aménagements afin de favoriser son verdissement. Lancés par une poignée d’organismes, les jardins ont été bonifiés et sa superficie a augmenté au fil des ans. L’engouement pour l’agriculture urbaine ne surprend pas Mme Gauvin.

«Pour moi, c’est un mouvement assez accessible qui donne de l’espoir. Il y a beaucoup de gens qui veulent contribuer à un monde meilleur et qui veulent avoir plus de pouvoir sur leur environnement et leur alimentation. Ils souhaitent aussi créer de nouveaux modes d’échanges. Et l’agriculture urbaine permet ça», fait-elle valoir.

Mme Gauvin observe également que le site est intergénérationnel. Les visiteurs et les participants sont de tous les âges. Cet été encore, après quatre ans d’existence, certains découvrent l’existence des jardins collectifs du campus MIL.

L’organisation a bon espoir d’être de retour l’été prochain alors que le début de la construction d’une école primaire est prévu cet automne dans ce secteur du site Outremont. Le Virage attend toujours une confirmation de l’UdeM pour le renouvellement de son contrat.

Formation niveau 2

Comme la saison précédente, l’UdeM offre aussi une formation en agriculture urbaine. Un deuxième niveau a été ajouté pour les participants de la saison précédente qui désiraient approfondir leurs connaissances.

«Ils trouvaient que c’était le fun d’avoir un immense terrain à cultiver, plus grand que leur balcon», dit Mme Maranda-Gauvin.

Lors du cursus de premier niveau, les participants cultivent ensemble à partir de bacs de juin à octobre, en plus d’une formation répartie en huit séances. Ceux de deuxième année commencent leur programme en avril et créent eux-mêmes leur espace de jardinage, conjugués aussi avec une série de cours.

Puisque certains d’entre eux voudraient revenir l’an prochain, Mme Maranda-Gauvin réfléchit à la possibilité d’élaborer un programme qui leur permettrait de jardiner sur le campus MIL tout en donnant des conseils aux autres participants.

Pour plus d’infos

leviragemtl.com

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