Imprimantes en trois dimensions, outils de découpe au laser ou broderie numérique, les élèves de PGLO ont de quoi user d’imagination. Depuis peu, l’école a mis en place le premier FabLab, un laboratoire de fabrication en milieu scolaire unique au Canada. 

Marie-Pier Gagné

C’est le conseiller pédagogique de l’école, Mathieu Dubreuil, qui s’occupe de veiller à la bonne marche du laboratoire.

Depuis que le FabLab a été créé au sous-sol de l’école, ce sont surtout les élèves du programme de douance en sciences qui l’utilisent.

Au passage de L’Express, M. Dubreuil a fait la démonstration de quelques instruments. À l’aide de l’imprimante en trois dimensions, certains élèves ont récemment créé des accessoires en plastique de toutes sortes, tels que des figurines, des bracelets, des formes géométriques variées. L’imprimante est en fait branchée à un ordinateur. Les jeunes doivent donc y effectuer leur croquis 3D, qu’ils envoient ensuite à l’imprimante.

«On veut que les jeunes soient imaginatifs, mentionne le conseiller pédagogique. Je leur dit qu’avec ces outils-là, il n’y a rien d’impossible. Avec un peu d’efforts, ils peuvent créer tout ce dont ils pensent.»

À l’aide de l’appareil de broderie numérique, les jeunes peuvent aussi créer leur croquis, pour ensuite le broder sur un tissu quelconque. Des outils de découpe performants leur permet également de tailler à peu près n’importe quel matériel, dans la forme voulue.

M. Dubreuil souhaiterait que tous les autres jeunes de l’école et même des autres établissements scolaires prennent la peine de découvrir le FabLab. S’il est utilisé en ce moment dans le programme de douance en sciences, le conseiller pédagogique voudrait qu’il soit aussi utilisé pour des projets dans divers matières, comme le français, les mathématiques ou les arts plastiques, par exemple.

«On veut être le plus inclusif possible, explique-t-il. On ne veut pas avoir l’air d’un club de robotique.»

Premier au Canada

À travers le monde, il existerait entre 300 et 400 FabLab, selon Mathieu Dubreuil. Toutefois, leur mandat est uniquement communautaire. PGLO est donc la seule école dans le monde à l’utiliser pour des fins pédagogiques.

«C’est certain qu’on aimerait ça répandre la bonne nouvelle et que d’autres établissements scolaires se joignent au mouvement, mentionne le conseiller. C’est un outil captivant et motivant pour les jeunes.»      

Le FabLab sera à PGLO jusqu’en novembre. À la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, on affirme que d’autres écoles pourront en profiter par la suite.

 

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