(Collaboration spéciale) L'équipe de l'organisme Hay Doun accueillera au total près de 2000 Arméniens-Syriens au cours de l'année 2015.

La maison arménienne Hay Doun, située à Outremont, a accueilli près de 400 Arméniens ayant fui la guerre civile en Syrie depuis novembre 2014. Entre 1500 et 2000 personnes sont attendues en 2015.

La Syrie est considérée comme l’un des pays les plus dangereux. Les Arméniens sont persécutés en autres en raison de leur différence religieuse, en tant que chrétiens orthodoxes, dans un pays où l’islamisme prédomine.

«Sensible à la détresse que subissent des amis, de la parenté ou tout simplement des membres de leur communauté, des Arméniens de Montréal se mobilisent», Nayiri Tavlian, présidente de l’organisme Hay Doun.

Les bénévoles de l’organisme outremontois, fondé en 2007, assistent les réfugiés arméniens dans leur intégration locale. «Ils sont prêts à les accueillir à l’aéroport, les aider à se trouver un logement, des meubles ou un emploi», explique Mme Tavlian.

Un couple, rencontré sur place, souhaite faire venir des membres de leurs familles exilés au Liban depuis deux ans. «Ils ont tout laissé derrière eux en raison de la guerre civile, raconte le mari. Au Liban, ils manquent d’argent parce qu’il n’y a pas beaucoup de travail là-bas».

Canada, terre d’accueil
D’autres grandes villes dans le monde aident les Arméniens-Syriens, mais Nayiri Tavlian, présidente de Hay Doun, croit que la mobilisation à Montréal est parmi l’une des plus importantes.

Le Citoyenneté et Immigration Canada (CIC), prévoit réinstaller 10 000 Syriens de plus au cours des trois prochaines années, soit 10% du nombre total de réfugiés syriens. «Le gouvernement du Canada est profondément préoccupé par la crise en Syrie», a déclaré la porte-parole du CIC, Nancy Caron.

Impacts socioculturels
Professeure titulaire au département de service social, à l’Université de Sherbrooke, Michèle Vatz Laaroussi, considère que les résidents locaux devraient être mis en contact assez rapidement avec les nouveaux arrivants.

«Plusieurs Montréalais ont une très mauvaise connaissance de ces populations, croit-elle. Un travail de sensibilisation devrait être fait dans les écoles et les centres communautaires afin de faire tomber les préjugés et les barrières». Selon elle, il faut favoriser l’intégration et éviter le repli sur soi des nouveaux arrivants se trouvant dans une phase post-traumatique.

La maison Hay Doun recherche activement des bénévoles et reçoit des dons matériels.
Pour plus d’informations: 514 276-9479.

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