Vanessa Limoges /TC Media La Tricothèque offre différents types de laine provenant du Québec, mais aussi de l'Allemagne, de l'Italie, etc.

Monter, rabattre ou relever des mailles, rien n’est à l’épreuve de Catherine Sainte-Marie. L’ancienne avocate, qui tricote désormais trois heures par jour, a fait le pari audacieux d’ouvrir sa boutique de tricot, pour rassembler tous ceux qui, comme elle, ne peuvent se passer de cette pratique millénaire.

«C’est mon yoga, raconte Catherine Sainte-Marie, propriétaire de la Tricothèque. Si je ne tricote pas pendant une seule journée, il me manque quelque chose.»

Mme Sainte-Marie, en plus d’élever trois enfants, continue d’œuvrer à titre de courtière immobilière «pour réussir à financer le rêve» qu’elle avait d’avoir sa propre boutique de tricot.

Du rêve à la réalité
Initiée au tricot il y a huit ans, elle est devenue obsédée dès le premier coup d’aiguille.

«Je tricotais sans arrêt, mes enfants se réveillaient et je souhaitais qu’ils se rendorment pour faire une ligne de plus ou terminer ma manche», lance-t-elle en riant.

Habitée par les couleurs, les différents types de laines et de textures, elle sait qu’elle veut dédier sa vie à cette pratique depuis quelques années.

«J’ai longtemps été craintive, la vente au détail ne traverse pas ses meilleures années, explique-t-elle. À l’aube de mes 40 ans, je me suis dit que si je ne le faisais pas, je ne le ferais jamais.»

Mme Sainte-Marie a ouvert son entreprise qui a pignon sur le boulevard Graham à Ville de Mont-Royal en septembre dernier. Selon les statistiques démographiques de la Ville, elle a estimé qu’il y aurait un pourcentage assez élevé de tricoteurs pour y installer la Tricothèque.

«Il y a deux choses qui m’emballent par-dessus tout dans le fait d’avoir démarré cette entreprise, lance Catherine Sainte-Marie. D’avoir créé des emplois et de ne pas avoir écouté tous ceux qui croyaient que mon idée de tenir un magasin de laine était farfelue.»

Près d’un an après l’ouverture, les profits ne sont pas au rendez-vous, souligne-t-elle, «mais même si, un jour, j’ai à fermer boutique, je serai contente d’avoir réalisé mon rêve».

La démocratisation du tricot
Selon elle, l’attrait du «fait maison» a démocratisé le tricot qui compte désormais des adeptes de tous les âges.

«Un homme assiste régulièrement à nos cours de tricot, raconte-t-elle. On voit même des jeunes garçons passer la porte pour se procurer des aiguilles ou des pelotes.»

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