Archives TC Media Le pdq 45 restera en place, sur le boulevard Maurice-Duplessis, pour au-moins les deux prochaines années.

Initialement prévue au plus tard en 2018, la fusion des postes de quartier de Rivière-des-Prairies et Pointe-aux-Trembles va être retardée d’environ deux ans.

«C’est un sursis et ce ne sera une victoire qu’à partir du moment où la fusion sera annulée», clame Mathieu Leclerc, président de la Corporation de développement communautaire de Rivière-des-Prairies, également à la tête de la coalition «Sauvons le pdq 45».

Annoncée à l’automne 2014 par la direction du Service de police de la Ville de Montréal, cette réunification des postes de quartier 45 et 49 «ne se fera pas avant 2019 ou 2020», selon Dany Marin, commandant du pdq 45.

Alors qu’une forte pression populaire menaçait ce projet, avec notamment le lancement d’une pétition qui avait réuni près de 6 000 signatures de citoyens soutenus par la mairesse Chantal Rouleau, prête à «s’opposer» à cette fusion si celle-ci n’apportait pas «une plus-value pour notre territoire», le SPVM a décidé de patienter jusqu’à la fin des baux des deux bâtisses, renouvelés depuis le début des discussions.

Une fusion «toujours dans les plans»
Alors que celui du pdq 45 se termine en février 2019, le bail du pdq 49 ne se conclut qu’en 2020. «On pourrait attendre jusque-là», confirme Dany Marin, qui réfute néanmoins toute idée d’abandon du projet en raison de «pressions budgétaires qui sont énormes».

«C’est une volonté organisationnelle. Cette fusion est toujours dans les plans. Il faut réduire les coûts, les rationnaliser», reprend M. Marin, avant de détailler les économies envisagées.

«Il n’y aura que deux postes coupés chez les policiers: un commandant et un lieutenant. On fera ensuite des économies au niveau des employés civils, du loyer et de l’entretien. Mais c’est loin d’être fait», indique celui qui est en poste à Rivière-des-Prairies depuis octobre 2015.

Nous avons actuellement une excellente couverture du territoire, c’est parfait comme ça. Ma préoccupation, c’est d’assurer la sécurité pour l’ensemble de nos citoyens. Ce statut quo me convient. On verra en 2020 ce qu’il se passera.»
Chantal Rouleau, mairesse de RDP-PAT

«On ne lâche pas ce dossier»
Du côté de la coalition «Sauvons le pdq 45», de nouvelles actions à mener dans les prochains mois sont en cours de réflexion.

«Ça nous laisse un peu de répit mais on ne lâche pas ce dossier qui nous préoccupe énormément. C’est notre priorité. Il y a des enjeux de sécurité et de proximité avec la population, notamment avec les jeunes», reprend Mathieu Leclerc, soutenu par Pierreson Vaval, directeur d’Équipe RDP.

Proche des jeunes de l’école secondaire Jean-Grou, le patron de cet organisme communautaire a constaté «d’importants changements» avec la présence constante, sur le terrain, des policiers du pdq 45.

«On ne change pas quelque chose qui fonctionne. On veut garder nos acquis, avance Pierreson Vaval. Ce poste a aussi un impact symbolique. Si tu le déplaces, tu crées une autre approche. Les policiers sont là tout le temps, pas qu’en cas de crise. Ils favorisent le sentiment de sécurité. »

«Les services aux citoyens sont notre priorité»
Plusieurs lieux ont déjà été envisagés pour la création d’un poste unique dans l’arrondissement RDP-PAT. Celui-ci pourrait se situer sur le territoire de Rivière-des-Prairies, au-niveau de l’intersection entre les boulevards Henri-Bourassa et Rivière-des-Prairies, ou sur le boulevard Saint-Jean-Baptiste, qui permet de passer aisément la voie ferroviaire et rejoindre l’A40 qui sépare les deux quartiers.

«On doit pouvoir se rendre dans ces deux territoires sans le risque d’avoir des obstacles. On veut rester efficient. Les services aux citoyens sont notre priorité, assure le commandant Marin, qui ne ferme pourtant pas la porte à d’éventuels changements.

«Les élus doivent prendre des directives. On va se plier à ce que la politique va nous dicter.»

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