Mario Beauregard / TC Media Sanimax a hâte de voir les documents de la Ville afin de mettre en lumière les demandes précises de celle-ci.

La compagnie Sanimax est surprise des injonctions permanentes que la Ville de Montréal compte déposer contre elle.

Le 13 octobre, le maire de Montréal, Denis Coderre, a annoncé que la Ville déposera sous peu deux injonctions permanentes contre la compagnie Sanimax.

«Pour l’instant, nous n’avons rien reçu. Nous avons hâte de voir ces documents afin de mieux comprendre les demandes du maire», souligne Éric Caputo, directeur général de l’usine de Sanimax, à Montréal.

La première injonction concernerait les problématiques d’odeur qui persiste à Rivière-des-Prairies. Celle-ci forcerait la compagnie à régler définitivement le problème, estime le maire Coderre.

Le directeur général de Sanimax ne croit pas que les injonctions vont changer les choses, étant donné que l’entreprise aurait investi 70 M$ en 15 ans pour améliorer ses installations montréalaises, notamment en ce qui concerne les odeurs.

«Ce n’est pas une injonction qui va changer notre façon d’investir dans la compagnie. Nous voulons être à la fine pointe de la technologie et nous investissons en moyenne 5 M$ annuellement dans notre usine de Montréal. Nous sommes toujours à la recherche des meilleures technologies», indique M. Caputo.

La deuxième injonction concerne un terrain adjacent à l’usine qui ne respecterait pas le règlement de zonage en vigueur.

«Selon les informations fournies, ça concernerait un bâtiment utilisé par l’usine sur l’un de nos terrains. Nous utilisons ce bâtiment depuis des années et nous ne comprenons pas pourquoi, tout un coup, nous ne sommes plus conformes», fait valoir M. Caputo.

Améliorations
Pour le directeur général, la situation s’est considérablement améliorée dans le secteur, alors que l’entreprise aurait connu un «record d’excellence» à sa ligne dédiée aux plaintes.

«Aujourd’hui, 85 % des plaintes viennent des trois rues voisines du projet et nous avons une amélioration nette du nombre de plaintes depuis les trois dernières années. Nous avons autant de commentaires soulignant les améliorations que de plaintes», mentionne M. Caputo.

Le directeur général compte poursuivre les rencontres et les discussions dans le dossier afin de mettre en place une bonne cohabitation avec ses voisins.

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