Armés de pancartes, de dessins et de maracas, parents, enfants, enseignants et élus ont sommé le gouvernement libéral de «protéger l’école publique», vendredi matin, en formant des chaînes humaines devant près d’une trentaine d’écoles, à Montréal.

Le mouvement a initialement été lancé dans Rosemont, à l’école Saint-Jean-de-Brébeuf, par le conseil d’établissement et l’organisme de participation des parents. Le mot d’ordre a ensuite circulé dans l’ensemble des écoles de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).

Au total, l’événement a mobilisé simultanément 26 établissements.

À Saint-Jean-de-Brébeuf, quelque 250 personnes se sont tenu la main devant les grilles de l’école pour demander au gouvernement libéral «d’investir davantage dans l’éducation».

«Ça fait déjà trois ans que l’on sent les effets négatifs des coupes dans l’éducation, explique Lyne Duhaime, présidente du conseil d’établissement de l’école Saint-Jean-de-Brébeuf. On le sent à travers la perte de services, de locaux et de spécialistes. Tranquillement pas vite, il y a une tension qui monte et un épuisement qui augmente également au sein de l’équipe-école.»

«Les parents sont vraiment choqués de la situation en ce moment. On déplore les compressions budgétaires. On veut un financement qui soit stable, adéquat pour l’école publique et un accès aux professionnels, autant pour les élèves que pour les enseignants qui ont besoin d’un appui. On veut également une solution durable pour lutter contre la surpopulation dans les écoles», ajoute Pascale Grignon, porte-parole du Comité de mobilisation «Je protège mon école publique».

Une semaine mouvementée
Les projecteurs ont une nouvelle fois été braqués sur la CSDM, avec d’importantes annonces, cette semaine.

Certains enfants ne pourront plus bénéficier d’un programme d’aide alimentaire dès la rentrée et la CSDM pourrait être mise sous tutelle. C’est en tout cas ce qu’envisage le ministre de l’Éducation, François Blais.

«C’est sûr qu’on est dans une situation où on avait déjà un retour à l’équilibre budgétaire à atteindre. On a de gros défis qui nous attendent, mais on veut être transparent avec les parents sur la situation que l’on vit en ce moment», indique Catherine Harel Bourdon, présidente de la CSDM, venue se joindre au mouvement rosemontois, en compagnie du commissaire scolaire de Petite-Patrie-Rosemont-Ouest, Jean-François Gosselin et de son collègue d’Ahuntsic-Est-Saint-Michel, Mohamed Maazani.

La députée de Gouin et porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, le maire de l’arrondissement, François Croteau, et la conseillère du Vieux-Rosemont, Érika Duchesne, étaient également présents.

Dans l’arrondissement, les écoles Rose-des-vents, Saint-Arsène, Saint-Marc, Saint-François-Solano, Saint-Ambroise, Sainte-Bibiane, Madeleine de Verchères, La Mennais, mais aussi le Centre de la petite enfance La Bottine, le Collège de Rosemont et de nombreux organismes communautaires ont participé aux manifestations du 1er mai contre l’austérité.

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