Gracieuseté. Le Biodôme de Montréal rouvrira ses portes à la fin de l'été 2019.

Nouveau décor, nouvelles espèces animales et accès à l’arrière-scène: voilà ce que promettent de créer les travaux gargantuesques qui s’amorceront à la mi-mai au Biodôme de Montréal.

En effet, les visiteurs auront jusqu’au 2 avril pour visiter le centre éducatif et scientifique, puisqu’il sera fermé dès le lendemain et ne rouvrira pas ses portes avant la fin de l’été 2019, confirme sa direction.

Inauguré en 1992, et situé entre les murs de l’ancien vélodrome des Jeux olympiques de 1976, le Biodôme nécessitait d’être revampé lors du projet Migration, afin d’améliorer la qualité de l’expérience offerte aux 900 000 visiteurs qui le fréquentent chaque année, mais aussi pour s’assurer de donner un milieu de vie agréable aux bêtes qui y habitent, selon le directeur d’Espace pour la vie, Charles-Mathieu Brunelle.

Ces imposants travaux, évalués à près de 25 M$, en vaudront la peine, insiste l’administration de la Ville de Montréal. «Nous nous attendons à atteindre des revenus supplémentaires de 3,5 M$ par année, dès la première année», souligne Christine Gosselin, responsable de la culture, du patrimoine et du design au comité exécutif. Le Biodôme engrange déjà 11 M$ annuellement, informe cette dernière.

Ainsi, le décor y sera complètement revu, avec l’ajout d’une paroi «vivante», c’est-à-dire une structure blanche faite de courbes, censée s’inspirer de la biophilie, proche de l’humain et de la nature.

Une mezzanine sera aussi construite au-dessus des écosystèmes subpolaires, donnant pour la première fois des points de vue uniques sur la forêt tropicale humide, sur l’érablière des Laurentides et sur le golfe du Saint-Laurent.

Un immense mur de glace séparera les écosystèmes des îles subantarctiques, là où nichent les manchots, et les côtes du Labrador, afin de créer une distinction claire entre les deux habitats.

«Tout l’environnement sera conçu pour faire vivre aux visiteurs l’environnement subantarctique. La température y sera de 10 degrés Celsius et on pourra y entendre les sons et sentir les odeurs qui s’y retrouvent», explique Rami Bebawi, architecte à la firme Kanva, conceptrice principale du projet Migration.

Chaque écosystème sera revu pour donner un meilleur accès aux différentes espèces y vivant, grâce entre autres à des passerelles, mais aussi à une révision des décors. L’idée sera d’offrir des habitats plus naturels et confortables aux animaux, tout en permettant au public de mieux les observer.

D’ailleurs, de nouvelles espèces pourraient venir élargir les rangs des 4 500 êtres vivants qui résident sous le toit du Biodôme. «Je ne fais pas de promesses, mais nous travaillons fort pour acquérir de nouveaux manchots et un fourmilier. Un nouveau système de filtration des eaux dans le bassin du Saint-Laurent nous permettra aussi d’avoir des bancs de poissons plus imposants», indique Yves Paris, directeur par intérim du Biodôme.

Enfin, nouvelles technologies obligent, il faudra dire adieu aux bornes numériques qui informent pour l’instant les visiteurs tout au long du parcours, puisque celles-ci seront remplacées par une application en ligne disponible sur tablette et téléphone intelligents.

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