Des manifestants étaient rassemblés jeudi 2 février dans plusieurs villes de la province afin de démontrer leur mécontentement envers une récente décision de la Régie du logement.

À Montréal, les contestataires étaient ameutés devant les bureaux du tribunal administratif, sur la rue Sherbrooke Est, afin de demander le retour de la publication des indices d’augmentation de loyer.

Ces informations étaient utiles aux locataires, car elles leur permettaient d’évaluer, d’année en année, l’augmentation demandée par leur propriétaire, selon le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).

La Régie du logement a décidé de ne plus émettre cet indice en janvier 2017, car celui-ci créerait trop de confusion et serait mal utilisé, selon le tribunal.

«Il y a une très mauvaise job de communication qui est faite à la Régie», souligne Maxime Roy-Allard, porte-parole du RCLALQ. Selon ce dernier si l’indice était transmis avec les bonnes informations aux locataires et aux propriétaires, il n’y aurait pas de confusion.

L’indice publié au début de chaque année a été remplacé par la Régie par un outil en ligne qui utilise  18 données, qui sont parfois difficiles à trouver pour les locataires, selon le RCLALQ. On y demande par exemple, les coûts associés aux réparations sur l’immeuble et le prix des assurances. Le RCLALQ dénonce des pressions de la part des associations de propriétaires qui auraient fait céder la Régie.

Pour sa part, la Régie du logement se défend d’avoir pris cette décision parce que cet outil était mal utilisé par les locataires.

«C’étaient des estimations d’augmentation moyenne, mais les gens croyaient que c’était une recommandation de la Régie, même si nous les informions du contraire. Le message ne passait pas», souligne le porte-parole de la Régie du logement du Québec, Denis Miron.

Selon M. Miron, les locataires utilisaient ces données pour refuser une augmentation de loyer.

«Il manque, notamment, les taxes et les travaux dans cette estimation pour évaluer l’augmentation réelle d’un logement. Nous ne pouvions pas utiliser ces chiffres pour juger adéquatement si la hausse de loyer était abusive», mentionne M. Miron.

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