Stéphanie Maunay/TC Media La plaque scellée sur l'un des bancs du parc Beaubien.

Plus de dix ans après la mort du Grand Antonio, une plaque commémorative en hommage à l’homme fort a été dévoilée, mercredi, dans Rosemont–La Petite-Patrie, sur l’un des bancs du parc Beaubien. Ce personnage mythique retrouve ainsi son quartier de prédilection.

Celui qui a marqué l’imaginaire collectif du Québec avec sa force, notamment en tirant des autobus avec ses cheveux, est devenu une figure emblématique du quartier.

«Comme il habitait le quartier et que les résidents parlent encore de lui, nous trouvions important de le rappeler à notre souvenir sur les lieux qu’il fréquentait en fin de vie», explique François Croteau, maire de Rosemont–La Petite-Patrie.

«Je suis très content de constater que Montréal, à son tour, lui donne un peu d’amour. Il était temps, car j’ai longtemps vu Montréal se méfier du Grand Antonio», a déclaré Sylvain Laquerre, biographe et ami du Grand Antonio, lors du dévoilement de la plaque commémorative.

L’an dernier, en entrevue avec TC Media, l’auteur avait dit rêver «d’une grosse statue avec des couettes, sur lesquelles les enfants pourraient se pendre».

Malgré l’hommage plus modeste, il se dit convaincu que son «ami pendant 21 ans serait touché de cette reconnaissance» et que «le fait que son quartier lui rende hommage le rendrait fier».

Personnage mythique
Antonio Barichievich serait né en Croatie en 1925 et aurait immigré au Canada en 1946.

Ce géant de 1,93 m s’est fait connaître pour ses épreuves de force, notamment pour avoir tiré quatre autobus bondés de passagers, pour avoir déplacé avec ses cheveux une voiture et surtout pour avoir tiré un train de 433 tonnes sur une voie ferrée, ce qui lui a valu d’être cité dans le Livre des records Guinness.

Cependant, ce mystérieux personnage est mort d’un arrêt cardiaque en 2003, sans fanfare ni trompettes, dans l’épicerie où il achetait ses billets de loterie. «Antonio est mort, mais il demeure dans l’imaginaire», estime son biographe.

L’homme a trouvé sa place récemment dans l’exposition En chair et en muscles: Le phénomène des hommes forts au Québec, visible jusqu’en septembre 2016, au Musée québécois de culture populaire, à Trois-Rivières.

Auparavant, il avait été immortalisé dans une chanson du groupe Mes Aïeux dans l’album La ligne Orange, sortie en 2008 et également, l’an dernier, dans un livre jeunesse de l’auteure et illustratrice, Élise Gravel, qui en a d’ailleurs fait la lecture à un groupe d’enfants présents lors de cet hommage.

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