À l’école Antoine-de-Saint-Exupéry, plus d’un élève sur six fréquente le programme Sport-études, l’un des premiers du genre à Montréal. Il est si populaire que l’établissement scolaire peine à répondre à la demande.

Le Sport-études a débuté à l’école secondaire du boulevard Robert il y a près de 25 ans, alors que la demande pour un tel encadrement se faisait de plus en plus sentir.

Les disciplines qu’on y pratique vont du hockey à la boxe, en passant même par le cirque.

«Nous avons été approchés par les fédérations sportives et les athlètes pour les aider à concilier l’éducation et l’entraînement des jeunes. Ça s’offrait en région, mais nous avons été l’un des premiers à l’offrir à Montréal», indique Josée Paquet, coordonnatrice des programmes de sport-études et langues études à l’école Antoine-de-Saint-Exupéry.

Depuis, le succès ne démord pas. Avec plus de 400 élèves en 2016, le programme est au maximum de sa capacité.

Josée Paquet est la coordonnatrice des programmes de Sport-études et langues études à l'école Antoine-de-Saint-Exupéry

Josée Paquet est la coordonnatrice des programmes de Sport-études et langues études à l’école Antoine-de-Saint-Exupéry

«Nous avons des demandes pour accepter plus d’élèves dans le programme, mais les murs de l’école craquent», souligne Mme Paquet.

Conciliation sport-devoirs
Dans ce programme, l’élève athlète va à l’école l’avant-midi, et l’après-midi, fait ses entraînements.

Dans un horaire régulier, l’élève du secondaire suit 36 périodes de cours sur un cycle de huit jours. En Sport-études, les enseignants doivent condenser la même matière en 24 périodes de cours.

«Ça demande beaucoup d’ajustements de la part des enseignants dans leur planification scolaire […] mais rien n’est impossible», affirme Mme Paquet.

«Les athlètes dans le sport-études sont généralement de bons élèves. Ils performent autant en sport qu’à l’école.» Francine Bouffard, entraîneuse à Gymnix, un club de gymnastique affilié au programme sport-études

Pour répondre à la demande sans être obligée d’agrandir l’établissement scolaire, la coordonnatrice mise sur un horaire inversé pour les nouveaux élèves qui s’entraîneront le matin et iront à l’école en après-midi.

«Nous allons commencer avec un groupe de première secondaire pour la rentrée 2017-2018. Si ça fonctionne bien, nous pourrons l’offrir aux autres niveaux par la suite», laisse entendre Mme Paquet.

Un programme essentiel
Même si la charge de travail pour l’élève athlète est importante, tous s’entendent pour dire que sans le programme, il ne serait pas possible d’arriver aux mêmes résultats.

«Sinon, il faudrait trouver le temps pour faire les devoirs et étudier entre la journée complète d’école et les entraînements de soir», fait valoir la gymnaste Zoé Allaire-Bourgie, élève de première secondaire au programme.

«Ce serait impossible sans le sport-études. On serait moins performant dans notre sport ou on aurait de moins bons résultats à l’école», ajoute le plongeur Alexandre Corriveau, élève de cinquième secondaire.

Pour aider les élèves vivant des difficultés, des périodes d’études supervisées sont offertes tous les midis.

Quelques anciens élèves athlètes de l’école secondaire Antoine-de-Saint-Exupéry

  • Alexandre Despaties (plongeon)
  • Jennifer Abel (plongeon)
  • Meaghan Benfeito (plongeon)
  • Roseline Filion (plongeon)
  • Pierre-Luc Hinse (tennis de table)
  • Samuel Piette (soccer)
  • Joannie Rochette (patin artistique)
  • Victoria Mercado (boxe)
  • Félix Auger-Aliassime (tennis)

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