Archives TC Media La demande pour des cours de francisation a grandement augmenté à l'AIEM au point où le nombre de classes à temps partiel a presque doublé en cinq ans.

Avec l’arrivée de plus en plus d’immigrants à Saint-Léonard, des organismes du quartier on dû apporter des modifications à leur offre de service afin de répondre au changement de clientèle.

C’est le cas, notamment, pour l’Accueil aux immigrants de l’est de Montréal (AIEM) qui a connu une importante hausse de sa clientèle.

«Nous avons de plus en plus d’usagers qui bénéficient de nos services. Seulement pour nos cours de francisation à temps partiel, nous sommes passés de 14 à 24 classes, de 2013 à 2018», indique Roberto Labarca, directeur général de l’AIEM.

Devant l’augmentation de clients, l’organisme a engagé de nouveaux intervenants pour répondre le plus rapidement possible à leurs besoins.

«Nous avons engagé des gens qui parlent différentes langues afin de répondre à toutes les clientèles. Il fallait engager, car sinon les rendez-vous étaient beaucoup trop éloignés», mentionne M. Labarca.

Même si le nombre d’immigrants augmente, l’enveloppe financière ne suit pas la hausse.

«Même si nous avons dépassé nos cibles, nous continuons de soutenir les nouveaux arrivants. Nous recevons beaucoup de familles, nous ne pouvons pas les abandonner. C’est notre responsabilité d’aider tous les immigrants à s’intégrer», souligne M. Labarca.

L’organisme a d’ailleurs multiplié les collaborations avec des partenaires pour tenter de répondre au maximum de clients.

«Nous nous occupons de l’accueil et l’intégration et nous les dirigeons vers les autres organismes pour les aider, notamment pour la recherche d’emploi. Sans ces partenaires, nous n’y arriverions pas», reconnaît M. Labarca.

Des immigrants à la recherche d’emploi
Outre l’AIEM, Horizon Carrière a également connu un changement de sa clientèle. En 2016-2017, 17% de ses clients provenaient du Canada et des États-Unis, une diminution de 6% comparativement à l’année 2015-2016. La majorité de sa clientèle globale était originaire du Maghreb (42%) et des Antilles/Bermudes/Haïti (18%).

«Nous connaissons un changement progressif de notre clientèle. En 2001, nous avions davantage de nouveaux arrivants provenant des communautés hispanophone et haïtienne. Aujourd’hui, la communauté maghrébine est de plus en plus présente. Nous avons dû adapter notre offre de service, car tous n’ont pas les mêmes enjeux», soutient Lina Raffoul, directrice générale de Horizon Carrière.

L’organisme met en place des comités régulièrement afin de s’ajuster aux réalités des usagers toujours en mouvance. De plus, il a investi dans le développement des compétences de ses employés afin de former les intervenants pour qu’ils connaissent les meilleures approches et techniques pour répondre aux demandes des clients. Horizon Carrière travaille également auprès des entreprises pour les sensibiliser aux bénéfices d’engager des immigrants.

«Nous voulons aider les entrepreneurs à réaliser ce qu’un travailleur immigrant peut leur apporter et les accompagner dans l’intégration d’un nouvel arrivant dans leur organisation», note Mme Raffoul.

Avec l’arrivée massive de demandeurs d’asile en 2017, Horizon Carrière a changé le mandat d’une employée afin de répondre à cette nouvelle réalité.

«Nous n’avons pas reçu de financement pour cela, mais les demandeurs d’asile n’ont pas accès à des services nulle part. Nous ne pouvions pas les laisser tomber», fait valoir Mme Raffoul, ajoutant qu’elle a libéré une employée pour leur offrir de l’aide.

Seulement depuis la mi-janvier, l’organisme a aidé 28 migrants dans leur recherche d’emploi et deux d’entre eux sont encore sur la liste d’attente.

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