Audrey Gauthier/TC Media Les trois agentes école-famille-communauté sont une courroie de transmission entre l'école, les parents et la société.

Les trois nouvelles agentes école-famille-communauté ont commencé le travail afin de venir en aide aux familles et élèves de Saint-Léonard.

À l’Accueil des immigrants de l’est de Montréal (AIEM), Adinet Vélandia rencontre des nouveaux arrivants depuis le début du mois de janvier pour les aider dans leur processus d’immigration, les classes d’accueil et l’apprentissage du milieu québécois.

«Les familles sont très perdues. Elles ignorent les procédures en lien avec les inscriptions scolaires, mais également comment le système scolaire québécois fonctionne, comme l’agenda, les journées pédagogiques et le bulletin», constate Mme Vélandia.

Marie-Andrée Turcotte a repris le flambeau dans les écoles La Dauversière et Lambert-Closse à la suite du départ de Marie-Ève Langlois, en décembre 2017. Elle poursuivra les activités mises en place par celle-ci en plus d’ajouter un volet accompagnement.

«Je vais mettre l’accent sur le soutien aux familles. Déjà, nous avons eu des demandes pour aider des parents qui ne connaissaient pas les ressources qui peuvent les aider. Plusieurs parents vivent dans un statut précaire de pauvreté ou au niveau de l’emploi et je fais le lien vers l’information pour leur venir en aide», indique Mme Turcotte.

«Une agente école-famille-communauté est une accompagnatrice qui outille les parents pour ainsi aider l’enfant dans sa réussite scolaire» -Leila Saiah

Pour la première fois, les écoles primaires Alphonse-Pesant et Wilfrid-Bastien auront également une agente école-famille-communauté. Leila Saiah est arrivée dans l’équipe à la fin de janvier et travaillera sur plusieurs projets, dont la mobilisation des parents au sein de l’école, l’accompagnement des familles et la transition entre la sixième année et la première secondaire. Un point très important pour l’école Wilfrid-Bastien, qui compte 13 classes de sixième année.

«Ça va permettre de démystifier les craintes des parents et des enfants sur le saut du primaire au secondaire, mais également de démystifier l’école Antoine-de-Saint-Exupéry afin de redorer sa réputation», souligne Sonia Gabriel, coordonnatrice programmes jeunesse à Saint-Léonard aux YMCA du Québec, organisme porteur avec l’AIEM du projet agente école-famille-communauté.

En plus de l’accompagnement personnalisé et individualisé, les agentes mettront en place un calendrier d’ateliers et de conférences sur des sujets qui touchent les parents, notamment sur le système scolaire québécois.

«Selon les besoins, nous pourrions faire des ateliers sur comment s’habiller au Québec ou sur les boîtes à lunch. Nous voulons éviter que les plus vieux deviennent les traducteurs des parents et ainsi aider les parents», mentionne Mme Gabriel.

Les actions prendront une pause pendant la semaine de relâche. Les trois agentes se retrousseront les manches par la suite afin d’aider le maximum de gens d’ici la fin de l’année scolaire.

Des actions, même l’été
Même si l’année scolaire se terminera en juin, l’AIEM et son agente école-famille-communauté continueront leurs actions pour aider les familles nouvellement arrivées au Québec, notamment par l’entremise de son camp de jour. De plus, l’organisme compte mettre en place des ateliers de conversation en français pour que les immigrants continuent leur apprentissage de cette langue pendant les vacances d’été.

 

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