(Photo: TC Media - Isabelle Bergeron) Plus jeune, Natalie Voland n'aurait jamais cru reprendre la compagnie familiale. Ses deux filles, âgées de 9 et 13 ans, manifestent toutefois déjà leur intention d'y travailler.

Natalie Voland n’aurait jamais cru être à la tête d’une compagnie de développement immobilier. Pourtant, cela fait maintenant 23 ans qu’elle dirige Gestion Immobilière (GI) Quo Vadis, dans Ville-Émard, dont la mission est de transformer d’anciens bâtiments historiques du Sud-Ouest en écosystèmes entrepreneuriaux. Parmi eux, on retrouve notamment le Complexe du Canal Lachine et le Salon 1861.

Au départ, cette bachelière en science politique et études africaines de l’Université McGill souhaitait travailler pour l’UNICEF en Afrique, avant de se laisser convaincre par son entourage de commencer par changer les choses à Montréal, sa ville natale. «Je suis donc retournée aux études pour obtenir un diplôme en travail social», se souvient-elle.

Toutefois, ses plans ont changé lorsque son père, atteint de la maladie de Parkinson, lui a demandé de prendre une année sabbatique afin de l’aider avec sa firme immobilière, maintenant connue sous le nom de GI Quo Vadis.

«Depuis, je n’ai jamais quitté et j’ai décidé d’intégrer ma formation de travailleuse sociale à l’immobilier, deux domaines qui font rarement bon ménage», explique la femme de 46 ans.

C’est cette combinaison qui fait maintenant le succès de l’entreprise. Alors que la construction de tours à condos se multiplie dans l’arrondissement, GI Quo Vadis privilégie la rénovation d’immeubles laissés à l’abandon, tout en prenant soin de conserver leurs valeurs patrimoniales.

«Tout démolir et bâtir à neuf est plus rapide et plus rentable, mais après, où vont tous les déchets? Nos projets partent tous d’une conscience environnementale. Oui, on croit aux profits, mais aux profits responsables», souligne-t-elle, assise à son bureau dans le Complexe Dompark, une vieille usine de textile sur la rue Saint-Patrick transformée en espace à bureaux dont elle est aussi propriétaire.

Photo: Isabelle Bergeron

GI Quo Vadis est d’ailleurs la première entreprise québécoise à avoir obtenu la certification internationale B Corps, destinée aux firmes privées répondant aux défis sociaux et environnementaux.

Mission sociale
Redonner à la communauté est une autre valeur importante que voulait mettre de l’avant Mme Voland lorsqu’elle a repris les rênes de la compagnie. Les 500 entreprises, organismes à but non-lucratif et artistes qui louent les quelque 140 000 m2 d’espaces reconvertis par GI Quo Vadis sont, dans la mesure du possible, choisis pour répondre aux besoins du quartier.

«Nous privilégions des locataires qui veulent intégrer des gens de l’arrondissement à leur équipe. Trop de talents ne sont pas exploités», dit-elle. Son objectif est de créer un endroit où des personnes de tout genre se côtoient, favorisant ainsi le développement de projets faits par et pour la communauté.

Pour mieux servir cette mission, une clause spéciale figure d’ailleurs dans les baux commerciaux de son futur projet immobilier Légado, dans Griffintown, dont la construction débutera dans les prochains mois.

«La clause offre plusieurs choix de vocation sociale aux entreprises, comme développer un projet d’habitation sociale, engager des résidents et des étudiants ou donner des conférences», précise Mme Voland.

Deux autres projets sont dans la mire de la femme d’affaires dans l’arrondissement, plus précisément à Ville-Émard et Saint-Henri.

Même si Mme Voland réside dans l’Ouest-de-l’Île, son cœur appartient au Sud-Ouest, pour sa riche diversité et ses bijoux architecturaux. Elle compte d’ailleurs y déménager prochainement avec sa famille.

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